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    Economie

    Agriculture: L’Afrique a encore du chemin à faire

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5464 Le 01/03/2019 | Partager
    Les rendements des sols du continent sont les plus faibles
    La révolution verte passe par les fertilisants
    400 experts et acteurs clés à l’œuvre pour booster la productivité
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    L’OCP présente lors de la 10e édition de l’Argus Africa Fertilizer  qui poursuit ses travaux à Marrakech, des solutions innovantes comme «OCP School Lab» ou encore l’«Agribooster» (Ph. OCP)

    Le bilan est très loin des objectifs. 13 ans après les résolutions d’Abuja (Nigeria) du sommet de l’Union africaine sur les engrais pour augmenter le rendement des sols africains à travers une utilisation rationnelle des engrais, les avancées ont été très timides.

    Le constat a été tiré par S.E Josefa Sacko, commissaire de l’Economie rurale et agriculture à la commission de l’Union africaine et a trouvé un grand écho auprès des participants à la conférence d’Argus Africa Fertilizer  qui poursuit sa 10e édition à Marrakech avec le soutien, entre autres, de l’OCP.

    Cet événement annuel rassemble les producteurs, négociants, distributeurs et détaillants d’engrais en Afrique pour identifier les meilleures pistes et l’utilisation la plus productive des fertilisants. La rencontre représente aussi un réseautage de 400 grands décideurs de haut niveau et un espace d’exposition qui présente les derniers produits et innovations, mais aussi les avancées africaines.

    Le continent possède le taux d’utilisation d’engrais le plus faible au monde même si depuis 2008, une amélioration y est constatée. Mais, les résultats restent très éloignés des espérances ambitieuses fixées par les chefs d’États africains en 2006, soit 50 kg à l’hectare en 2015.

    Les entraves à cette faible utilisation sont nombreuses, insiste la commissaire: elles sont financières, liées aussi à l’absence de lois efficaces, au manque d’infrastructures commerciales adaptées…. Pourtant, se tourner vers une agriculture intelligente est un passage obligé. Le défi  des prochaines années, nourrir une population de 9,2 milliards de personnes, est sans précédent.

    En particulier pour l’Afrique qui dispose de 60 % des terres non cultivées de la planète, que le secteur agricole est essentiellement constitué de petits exploitants et que 80 % des exploitations occupent moins de deux hectares. L’Afrique que l’on rêve pour 2030 doit être consciente de ce potentiel de jeunesse, estime  Karim Lotfi Senhadji, CEO de OCP Africa, et créer de la valeur ajoutée pour garder ses jeunes dans leur continent.

    Cela passe par une révolution verte à l’instar de ce qui s’est fait au Brésil avec des programmes qui ont pu booster l’économie brésilienne. L’OCP a placé le petit fermier au cœur de la stratégie et ce pour passer d’une agriculture subsidiaire à une autre portant une plus grande valeur ajoutée et ce, à travers un accompagnement et une formation, insiste Senhadji.

    Deux ans après le lancement de l’OCP Africa, 221.000 fermiers ont pu bénéficier de ce programme. Le groupe mène plusieurs programmes d’accompagnement de proximité visant directement les agriculteurs, et leur proposant des produits adaptés à leurs sols et cultures et des solutions innovantes comme «OCP School Lab» ou encore l’«Agribooster».

    OCP School Lab est une école itinérante proposant aux agriculteurs des formations de sensibilisation aux bonnes pratiques agricoles. Chaque formation est adaptée aux cultures dominantes dans les régions visitées. Un laboratoire mobile d’analyse des sols accompagne ces écoles. Il utilise les dernières technologies et permet un diagnostic de la fertilité des sols en temps réel.

    «Agribooster», quant à lui, est un autre programme qui propose des produits et services en vue d’améliorer les rendements des agriculteurs de la fourniture d’intrants jusqu'à la mise en relation avec le marché. Autre innovation mise en avant par le groupe de phosphate, l’apport des nouvelles technologies et du numérique dans le développement de l’agriculture continentale.

    En effet, le digital a rendu possible ce qui ne l’était pas grâce à des messages vocaux via smartphone, des IA capables d’analyser les sols et de faire des recommandations d’engrais ou encore l’envoi, directement sur le téléphone du fermier, de réponses techniques.

    Al Moutmir au Maroc

    L’Expérience marocaine va aussi être présentée lors de la 10e édition de l’Argus Africa Fertilizer. En effet, pour accompagner les agriculteurs marocains, l’OCP a mis en place un dispositif de proximité multiservices «Al Moutmir». Cette offre intégrée comprend notamment des laboratoires itinérants d’analyse de sols déployés au niveau des différentes provinces du Royaume, une offre de formation visant à renforcer les capacités des agriculteurs, des femmes rurales, des coopératives et des jeunes leaders, une offre plateformes de démonstration servant de support à la formation et à la vulgarisation des meilleures pratiques agricoles et un dispositif d’accompagnement personnalisé porté par une équipe d’ingénieurs agronomes installés de manière permanente au niveau des provinces. L’offre OCP comprend aussi une large gamme de services et d’outils intégrant des unités de production innovantes (Smart Blenders), des applications mobiles, un centre d’appel, des capteurs et des objets connectés permettant de recueillir et d’analyser les données.

    B.B

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