×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Finances publiques: Les recettes augmentent, les dépenses aussi

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5464 Le 01/03/2019 | Partager
    Investissements ministériels et charges communes en forte hausse
    Le besoin de financement s’établit à 11,5 milliards de DH
    recettes_budget_064.jpg

    A fin janvier 2019, les dix principales sources de recettes représentent 97,6% du total des recettes ordinaires. Avec 5,4 milliards de DH, la TVA constitue la première source des recettes du budget de l’Etat

    Bon démarrage pour les finances publiques. Sur le premier mois de l’an­née, les recettes ordinaires affichent une croissance à deux chiffres: 14,1%. Et l’embellie provient de la hausse de 6,5% des impôts directs et 21,5% de la fiscalité indirecte. Il en est de même des droits d’enregistrement et de timbre qui augmentent de 7,3%. Alors que les recettes non fiscales explosent de près de 80%. Ceci, bien qu’en valeur abso­lue, elles représentent à peine 725 mil­lions de DH.

    Parallèlement, les dépenses glo­bales sont aussi en forte hausse: 19,8%. L’explication tient à l’augmentation de 11,4% des charges du personnel et de plus de 25% des achats des autres biens et services. S’ajoutent aussi l’appré­ciation des charges en intérêts de la dette (9,8%) et de l’investissement qui grimpe de 25,8% par rapport au pre­mier mois de 2018.

    En revanche, les remboursements et restitutions fiscaux ont plongé de 37,8% alors que les arriérés de la com­pensation sont restés en souffrance. Cette situation dégage un déficit budgétaire de 74 millions de DH par rapport au même mois de l’année pas­sée.

    Au total, les recettes ordinaires se sont établies à 19,1 milliards de DH contre 16,7 milliards. L’essentiel pro­vient bien évidemment des rentrées fiscales qui enregistrent à leur tour une augmentation de 12,5% à 18,4 milliards de DH. Elle s’explique par la hausse des recettes douanières, essentiellement la TVA à l’import et la TIC de 11,5% et de la fiscalité domestique de 6,4%.

    La plus forte hausse des impôts directs a concerné l’IR dont la recette s’est élevée à 4,5 milliards de DH, en augmentation de 271 millions par rap­port à janvier 2018. Outre les prélèvements à la source, l’IR sur les profits immobiliers s’est apprécié de 8%.

    Les recettes de l’Impôt sur les socié­tés s’inscrivent également en hausse. A fin janvier dernier, elles ont totalisé près de 1,6 milliard de DH contre 1,5 mil­liard à la même période de 2018. Sur ce chiffre, les demandes de restitution de l’IS ont porté sur 8 millions de DH alors qu’elles avaient culminé à 3,9 milliards de DH à fin décembre 2017.

    structure_des_depenses_064.jpg

    Les dépenses d’investissement émises au titre du budget général se sont établies à 12,3 milliards de DH contre 9,8 milliards un an auparavant. Elles ont augmenté de 25,8%, suite à l’accroissement des dépenses des ministères de 130,9% et des charges communes de 17,8

    La même tendance à la hausse est observée pour la TVA à l’intérieur. Ses recettes se sont établies à 3,2 mil­liards de DH contre 3,1 milliards un an auparavant, soit une hausse de 5,2%. A noter qu’à fin décembre 2017, les demandes de remboursement de cet impôt s’étaient élevées à 33,2 milliards de DH. Or, à fin janvier 2019, ces de­mandes ont totalisé un montant de 228 millions de DH contre 416 millions à la même période de 2018.

    Au chapitre des dépenses, les charges de fonctionnement se sont établies à 16,7 milliards de DH dont la moitié a été dédiée aux traitements et salaires qui enregistrent une hausse de 11,4%. Les achats du matériel ont également augmenté de 13,3% (7,1 mil­liards de DH contre 6,2 milliards) et les charges communes de 800 millions de DH (1 milliard de DH contre 207 mil­lions).

    La part du bud­get général dans les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux a baissé de 37,8% en raison notam­ment de la diminu­tion des rembour­sements de la TVA (160 millions de DH contre 291 mil­lions de DH). Selon les don­nées de la Tré­sorerie générale du Royaume, la couverture des dé­penses ordinaires par les recettes épo­nymes a été posi­tive de 4,7 points de pourcentage, soit 104,7%.

    A fin janvier dernier, 44,3% de ces recettes ont été consacrées aux dépenses du personnel, 42,4% aux achats de ma­tériel, 7,9% aux intérêts de la dette et 1% aux remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux. Ainsi, une partie des dépenses émises au titre du budget de l’Etat a été financée principalement par le recours à l’emprunt.

    Au total, les dépenses émises au titre du budget général se sont élevées à 31,2 milliards de DH, en hausse de 18,9% par rapport à fin janvier 2018. Sur ce montant, 12,3 milliards ont été consacrés à l’investis­sement. Ceci, en raison de l’explosion de 131% des dépenses des ministères et de 17,8% des charges communes.

    A.G.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc