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    International

    Sommet UE-Ligue arabe: Le Roi appelle à une relation «affranchie de tout préjugé»

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5461 Le 26/02/2019 | Partager
    Pour une approche globale et intégrée de la question migratoire

    Réunis à Charm El Cheikh depuis dimanche dernier, les chefs d’Etat et de gouvernement des pays arabes et européens se penchent sur les principaux défis dans les deux rives de la Méditerranée. Le Sommet UE-Ligue arabe, qui s’est achevé hier lundi, devait permettre de passer en revue plusieurs dossiers chauds.

    C’est le cas notamment des conflits armés au niveau de certains pays comme la Syrie ou le Yémen, en plus de l’épineux problème migratoire. Dans une lettre adressée aux participants à ce sommet, le Roi a appelé à «lancer une réflexion responsable et profonde» autour de la coopération entre l’Europe et le Monde arabe. L’idée est de mener une «évaluation objective et sereine de son bilan et de définir les priorités stratégiques».

    Le Souverain a mis l’accent sur 3 priorités qui devront déterminer les relations entre les deux partenaires. D’abord, «la sécurité de la nation arabe doit rester une affaire strictement arabe». S’y ajoute la nécessité de «la promotion du renouveau du monde arabe sur les plans économique, scientifique et technologique», en plus de «la configuration des partenariats euro-arabes futurs de manière à créer un environnement intellectuel, culturel et médiatique propice à la coexistence et à la coopération».

    Dans cette logique, l’Europe est appelée à «aider ses voisins arabes à atteindre l’essor économique, scientifique et technologique pour réduire les disparités entre les deux partenaires», selon la lettre royale.

    Le Roi, qui a appelé à bâtir une nouvelle relation, «affranchie de tout préjugé et non sujette aux contrecoups d’événements éphémères», a mis sur la table une proposition pour mieux gérer la question migratoire.

    «Nous estimons que, désormais, une gestion commune des questions d’immigration peut être envisagée selon une approche intégrée et globale, associant la notion de responsabilité partagée à l’impératif du développement commun», a expliqué le Souverain, qui a estimé que ce sommet euro-arabe peut être l’occasion d’élaborer ce projet et de mettre en place ses mécanismes de fonctionnement.

    Une séance plénière était prévue en fin de journée pour se pencher sur les questions du «partenariat arabo-européen et des mécanismes conjoints pour aborder les défis mondiaux». Dans la matinée, une séance interactive a permis aux chefs d’Etat et de gouvernement d’examiner certains dossiers comme la situation en Syrie, au Yémen ou en Libye, ainsi que la lutte contre le terrorisme, l’immigration…

    Le Brexit s’invite au Sommet

    Le Brexit était au cœur des discussions lors du Sommet UE-Ligue arabe. La première ministre britannique, Theresa May, a eu des échanges avec ses partenaires européens, lors de cette rencontre. Donald Tusk, président du Conseil européen, a déclaré qu’un «délai supplémentaire serait une solution rationnelle, compte tenu de la situation dans laquelle nous nous trouvons». May avait différé au 12 mars un vote des députés britanniques sur l’accord du Brexit, en vue de se donner plus de temps pour tenter de renégocier le texte avec l’UE avant la date butoir du 29 mars.

    M.A.M.   

     

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