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    Assurances La chasse aux impayés donne des résultats mitigés

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5461 Le 26/02/2019 | Partager
    +1% à 7,2 milliards de DH en 2018 suite à la dégradation de 8% des créances en souffrance des assurés
    Par contre, l'encours des primes non reversées par les intermédiaires a baissé de 13%
    L'Autorité va durcir les règles de provisionnement des impayés
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    Les données collectées auprès de cinq compagnies (elles concentrent 2/3 des impayés) révèlent une baisse significative des impayés des intermédiaires. En revanche, la situation se dégrade chez les assurés dont l'encours des créances en souffrance a augmenté de 8% à 5,2 milliards de DH auprès de l'échantillon

    Les courtiers contestent toujours l'efficacité de la circulaire d'avril 2016 sur l'encaissement des primes et sollicitent une révision du dispositif. Le régulateur, lui, se dit ouvert à la discussion, mais n'acceptera pas un retour en arrière.

    «Nous sommes ouverts à la discussion tant qu'on restera dans les fondamentaux. Si la volonté des courtiers est de renouer avec les pratiques anciennes, nous ne sommes pas d'accord», a clarifié Hassan Boubrik, président de l'Acaps, lors de son passage au Club de L'Economiste (Voir L'Economiste n°5446 du 20 février 2019).

    Sur le terrain, l'application de la circulaire donne de premiers résultats au regard des données de cinq compagnies (elles concentrent 50% des impayés sur les intermédiaires). Après une baisse de 19% en 2017, l'encours des impayés des intermédiaires auprès de ce quinté a de nouveau reculé de 13% pour s'établir à 1,9 milliard de DH à fin 2018, selon une compilation de l'Autorité des assurances.

    Pour l'ensemble du marché, l'encours des créances en souffrance totalisait 4,4 milliards de DH à fin 2017 (source: Rapport sur la stabilité financière) en léger repli de 1,6% sur un an. Les tensions entre les compagnies et les intermédiaires sur sa gestion se sont exacerbées depuis le changement des règles de provisionnement.

    Les assureurs doivent provisionner la totalité des impayés 15 jours après la fin du mois. Les créances en souffrance qui auront fait l'objet d'un protocole seront exemptées de cette obligation. «Apurer un stock est toujours difficile, raison pour laquelle nous donnons la possibilité aux compagnies et aux intermédiaires de se mettre d'accord et d'étaler la régularisation sur plusieurs années», relève Boubrik.

    Un total de 127 protocoles ont été signés ces deux dernières années. Mais, ceux-ci ne couvrent qu'une infime partie de l'ardoise des intermédiaires. Sur une centaine de protocoles, le montant cumulé des impayés en jeu est inférieur à 100 millions de DH.

    Autant dire que les reprises de provisions sont maigres. Par ailleurs, la qualité du portefeuille s'est globalement dégradée en 2018 puisque les impayés ont augmenté de 1% à 7,2 milliards de DH. S'il y a du mieux dans le comportement des intermédiaires, ce n'est pas le cas chez les assurés. Leurs impayés auprès des cinq opérateurs (3/4 des créances en souffrance des assurés) a augmenté de 8% à 5,2 milliards de DH.

    Cette dégradation ne sera pas neutre sur les résultats du secteur. Les primes impayées après 6 mois sont provisionnées à hauteur de 25% et celles non régularisées  entre 6 et 12 mois à 50%. En outre, les compagnies doivent provisionner 100% des impayés de plus de 12 mois. Les règles seront durcies, a laissé entendre l'Autorité des assurances.

    F.Fa

     

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