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    Régions

    Fès-Sebou: L’agence du bassin trace ses priorités

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5460 Le 25/02/2019 | Partager
    Lutte contre les inondations, rationalisation, offre… les priorités
    Plus de 102 millions de DH de marchés à prendre en 2019
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    Le Sebou est l’un des plus importants bassins hydrauliques du Royaume. Pourtant, il souffre d’une grande pollution, notamment celle engendrée par les margines (Ph YSA) 

    L’Agence du bassin hydraulique du Sebou (ABHS) a du pain sur la planche. C’est ce qui ressort en effet des travaux de son Conseil d’administration, tenu mercredi dernier à Fès. En fait, l’assemblée qui a été présidée par Abdallah El Mahboul, SG du département de l’eau au ministère de l’Equipement, du transport, de la logistique et de l'eau, était l’occasion de mettre le point sur les principaux projets de l’ABHS.

    Dotée d’un budget de 102,3 millions de DH, cette Agence prévoit de nombreux chantiers d’équipement au titre de 2019. Elle consacrera ainsi 84% de son budget à la réalisation de ces projets, 11% aux études et 5% aux achats de bureau.

    S’agissant des travaux, quelque 22,48 millions de DH iront à l’amélioration de l’offre en eau, 27,54 millions de DH à la lutte contre les inondations, 5,51 millions de DH à la préservation des ressources, et 4,89 millions de DH à la modernisation du système de gestion.

    «Parmi nos priorités figurent également le suivi et l’évolution des ressources hydrauliques, ainsi que la planification d’une gestion intégrée et durable du bassin de Sebou», indique Samira El Haouat, directrice de l’ABHS. Le développement de l’offre en ressources et l’entretien des équipements hydrauliques des barrages ne seront pas en reste.

    En attendant, la situation hydrologique au cours de la saison 2017-2018 a été caractérisée par des précipitations pluviométriques dépassant de 14% la moyenne ordinaire, rassure El Haouat pour qui «les principaux barrages du bassin ont enregistré des apports d’eau estimés à 4.912 millions m3».

    A noter que les lâchers d’eau à partir des retenues des barrages ont été de l’ordre de 3.645 millions de m3. Dans ce total, 3.059 millions de m3 ont servi à la production de l’énergie, 24 millions de m3 pour l’alimentation des villes en eau potable et 34 millions de m3 en tant que débit sanitaire dans les barrages.

    En outre, les précipitations de cette saison ont permis d’améliorer le volume des eaux des barrages qui dépasse actuellement les 4 milliards de m3 au niveau du bassin du Sebou. S’étendant sur une superficie de 40.000 km2, celui-ci renferme 30% des ressources en eau de surface, et 25% du potentiel des eaux souterraines du Maroc.

    En fait, la réserve actuelle en eau dans les grands barrages de ce bassin est d’environ 4 milliards de m3, représentant 41% des ressources en eau au niveau national. Signalons que la dotation en eau par habitant dans ce bassin est en moyenne de 1.067 m3/an. En raison essentiellement de l’augmentation de la demande en eau (eau potable, irrigation, industrie…), celle-ci devrait diminuer à 735 m3/an à l’horizon 2030.

    Pour endiguer ce phénomène et rationaliser la consommation de la ressource, les dirigeants de l’ABHS ont établi un plan d’action visant à sauvegarder les nappes. Ce plan devrait assurer la pérennité des ressources en eau et des activités qui y sont liées au niveau des nappes sensibles.

    «L’Agence a initié l’élaboration des contrats de nappe au niveau de Fès-Meknès, Mnasra et Drader Souière», explique-t-on. Et de préciser: «cette approche consiste à mettre en place dans un cadre contractuel et partenarial, des plans d’actions intégrées pour le développement durable des ressources en eau, en concertation avec l’ensemble des acteurs aussi bien services de l’Etat, qu’élus, et usagers de l’eau». 

    Concrètement, la nappe Fès-Meknès a profité du transfert d’eau à partir du barrage Mdez pour l’irrigation de la plaine de Saïss ainsi que le renforcement de l’alimentation en eau potable des villes de Fès et Meknès à partir du barrage Idriss 1er.

    Pour ce qui est de la nappe Drader-Souière, elle a bénéficié de la mobilisation des eaux de surface pour l’irrigation des périmètres déjà équipés. S’agissant enfin de la nappe de Mnasra, il a été procédé à la recharge artificielle de celle-ci ainsi que l’équipement hydro-agricole et amené d’eau de l’oued Sebou pour l’irrigation.

    «Pour une bonne planification, ces opérations sont combinées  notamment avec la gestion de l’offre et la demande, la protection de la qualité, la communication, et la concertation et participation des usagers», concluent les responsables de l’ABHS.

    Une consultation élargie

    Pour Abdallah El Mahboul, SG du département de l’eau au ministère de l’Equipement, du transport, de la logistique et de l'eau, «la mise en œuvre de tous les projets hydrauliques du bassin du Sebou est maintenue». Il s’agit particulièrement des projets des barrages d’Ouljate Assolatne et Mdez, dont la réalisation avance à grands pas. Le but, selon El Mahboul, est de préserver  l’eau  qui «reste une ressource limitée caractérisée par le manque de régularité du fait des changements climatiques». Ceci étant, et malgré ces contraintes, «le Maroc a pu garantir sa sécurité hydrique, à la faveur d’une politique nationale clairvoyante, même durant les périodes de sécheresse», rassure-t-il. En tout cas, la rationalisation de l’eau est une affaire de tous (élus et divers acteurs…). Face à la rareté, les différents intervenants doivent conjuguer leurs efforts pour lutter contre la pollution, notamment celle engendrée par les margines. A ce titre, la création d’un conseil du bassin en tant qu’espace de consultation élargie -entre tous les opérateurs et les acteurs œuvrant dans le domaine de la gestion des ressources hydrauliques- est primordiale.

    De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

     

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