×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Venezuela: L’aide humanitaire se fait attendre

    Par L'Economiste | Edition N°:5459 Le 22/02/2019 | Partager
    Le bras de fer entre Juan Guaido et Nicolas Maduro se poursuit
    Débat sur la crise à l’ONU

    L'opposant Juan Guaido est parti, jeudi 21 février 2019, avec un convoi de ses partisans à la frontière avec la Colombie. C’est pour tenter de faire entrer au Venezuela l'aide humanitaire envoyée par les Etats-Unis, bloquée par l'armée fidèle au président Nicolas Maduro.

    Reconnu comme président par intérim par une cinquantaine de pays, Juan Guaido a expliqué que des brigades de volontaires se rendraient en caravanes en différents points de l'Etat de Tachira (ouest), frontalier avec la Colombie, et celui de Bolivar (sud), frontalier avec le Brésil. L'opposant de 35 ans a également mentionné les ports de Cabello et de La Guaira, les deux principaux du pays.

    La grande inconnue reste toujours la façon dont l'opposant et ses partisans comptent rompre le blocus militaire que le gouvernement ne cesse de renforcer. Le chef de l'Etat refuse catégoriquement toute entrée d'aide d'urgence qu'il qualifie de «show politique» de l'opposition et des Etats-Unis.

    Des manifestations pro-Guaido et pro-Maduro sont prévues dans tout le pays samedi 23 février, journée qui s'annonce sous haute tension. En prévision de cette situation de crise, la compagnie Air France a suspendu au moins jusqu'à lundi prochain ses vols à destination de Caracas.

    Après avoir annoncé la suspension des vols et liaisons maritimes avec les îles néerlandaises d'Aruba, Bonaire et Curaçao (cette dernière devant abriter de l'aide en provenance de Miami), le gouvernement a interdit à toute embarcation de quitter les ports du pays.

    Réunis mercredi 20 février à Miami, des responsables militaires américains et colombiens ont encore accentué la pression, exhortant leurs homologues vénézuéliens à «faire ce qu'il faut».De son côté, l'ONG Amnesty International a appelé Nicolas Maduro à reconnaître la gravité de la crise socio-économique qui frappe le pays et à autoriser l'entrée de l'aide humanitaire. Elle a toutefois mis en garde contre l'utilisation des besoins de la population «comme outil de négociation politique».

    Le Venezuela a sollicité une cinquantaine de pays pour qu'ils appuient une demande au secrétaire général de l'ONU de faire cesser toute menace de recours à la force contre le gouvernement de Nicolas Maduro. Cette nouvelle initiative vénézuélienne fait suite à la création d'un groupe de pays à l'ONU destiné à défendre les principes de la Charte des Nations unies, que les Etats en question jugent bafoués à l'égard du pouvoir vénézuélien.

    Tout en disant préférer «une transition pacifique», le président américain Donald Trump a répété ces dernières semaines que toutes les options étaient sur la table à propos du Venezuela. Un pays secoué par une crise économique qui a provoqué l'exil de 2,3 millions de personnes selon l'ONU.

    Mise en garde de l’UE

    L'Union européenne a mis en garde aussi contre les dangers d'une escalade militaire au Venezuela. Elle a souligné qu'elle allait poursuivre sa participation aux initiatives internationales pour tenter de régler pacifiquement la crise dans ce pays. «Nous avons exclu de manière catégorique tout soutien de l'UE ou toute acceptation à l'égard d'une escalade militaire au Venezuela…», a averti récemment la cheffe de sa diplomatie Federica Mogherini à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l'UE à Bruxelles. Elle a écarté toute mesure qui frapperait la population et l'économie du Venezuela, mais n'a pas exclu d'ajouter de nouveaux noms à la liste des personnalités du régime de Nicolas Maduro interdites de séjour dans l'UE.

    F. Z. T. avec AFP

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc