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    Régions

    Facture salée pour la propreté à Casablanca

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5457 Le 20/02/2019 | Partager
    890 millions de DH partagés par Derichebourg et Averda
    Les contrats de gestion déléguée seront validés demain, jeudi 21 février
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    La collecte des déchets est l’un des secteurs les plus défaillants à Casablanca. Malgré les millions de dirhams versés chaque année aux délégataires, l’état des lieux est toujours catastrophique! (Ph. AE)

    Les élus de Casablanca s’apprêtent à trancher sur l’épineux dossier de la propreté. Après moult péripéties et un an et demi de gestion approximative de la collecte des ordures, le conseil de la ville devra valider, ce jeudi 21 février, les contrats des «nouveaux» délégataires.

    Ces documents ne seront considérés comme effectifs qu’après la signature des deux parties, visa du ministère de l’Intérieur et validation par le conseil de la ville. C’est bien la dernière étape dans le processus d’attribution du marché de la collecte aux deux finalistes: Derichebourg et Averda (après le retrait de Mecomar). Ces derniers sont d’ailleurs les mêmes qui ont assuré le service depuis le départ de Sita en septembre 2017.

    La ville devra finalement se contenter de 2 délégataires (au lieu des 4 escomptés). En vertu des contrats de gestion déléguée, le français Derichebourg héritera donc des anciens lots de Sita (Casa-Anfa, El Fida Mers Sultan, My Rachid et Ben Msik) et le libanais Averda sera reconduit sur ses propres territoires (Hay Hassani, Aïn Chock, Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi et Sidi Bernoussi).

    Pour l’heure, rien ne filtre sur le nouveau cahier des charges, ni sur les engagements contractuels des deux parties. Mais la facture sera salée. Cette fois-ci les élus aux commandes de la ville ont choisi la rémunération sur un mode forfaitaire (et non en fonction du tonnage). Le but étant d’éviter la fraude sur les tonnages, qui était à l’origine de la résiliation des précédents contrats.

    Les prestations de collecte coûteront la modique somme de 890 millions de DH, partagée par les 2 délégataires (contre 700 millions de DH pour l’ancien mode de facturation). Il s’agit du 2e poste budgétivore pour la commune urbaine (après la masse salariale), mais avec de piètres résultats sur le terrain.

    Casablanca traîne une réputation de ville sale où les déchets s’amoncellent à tous les coins de rues (même dans les quartiers chics et huppés). Et la gestion désastreuse du dossier de la décharge de Médiouna n’est pas étrangère à cette situation. La période transitoire, en attendant la désignation du nouveau délégataire (après l’éviction d’Ecomed) s’éternise et le chaos sur place est indescriptible. Faute d’espace, les délégataires sont contraints d’assurer un service minimum de collecte.

    Le constat aujourd’hui est que le processus de désignation des nouveaux délégataires de la collecte est entaché de plusieurs défaillances, selon les termes d’ Abdelaziz Moumen, consultant en rudologie. A commencer par l’absence d’un plan communal ou intercommunal de gestion des déchets ménagers et assimilés qui définit les opérations de pré-collecte, de collecte, de transport et le cas échéant le tri sélectif, comme le stipule la loi n° 28.00.

    La commune devrait aussi, en vertu de cette même loi,  percevoir les recettes de la vente des déchets valorisables (un montant estimé à plus de 750 millions de DH selon une récente étude). Les contrats actuels passent sous silence plusieurs aspects primordiaux pour la propreté, selon le même expert.

    Aziza EL AFFAS

     

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