×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Brexit: Theresa May demande du temps…

    Par L'Economiste | Edition N°:5452 Le 13/02/2019 | Partager
    Elle poursuit les discussions pour obtenir un accord modifié
    Les dirigeants européens intransigeants

    La Première ministre britannique, Theresa May, tente toujours de sauver le Brexit. Elle a souligné, mardi 12 février 2019, devant les députés qu'elle avait «besoin de temps» pour discuter avec l'UE de modifications à l'accord de Brexit conclu avec Bruxelles.

    Les discussions entre Theresa May et les dirigeants européens butent jusqu'ici sur la question du filet de sécurité irlandais (backstop en anglais), prévu pour éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord britannique et la République d'Irlande.

    Ce dispositif prévoit, en dernier recours, de maintenir le Royaume-Uni dans une union douanière avec l'UE, ainsi qu'un alignement règlementaire sur l'Union plus poussé pour l'Irlande du Nord. Il est rejeté par les Brexiters, pour qui il empêcherait le pays de rompre les liens avec l'UE, mais les dirigeants européens ont jusqu'ici refusé d'envisager de le remplacer.

    Ils se sont dits prêts en revanche à modifier la déclaration politique qui accompagne le traité de retrait. Un texte non contraignant qui trace les contours de la future relation entre Londres et les 27, mais cette proposition est jugée insuffisante par Londres.

    Le gouvernement britannique cherche à obtenir l'adhésion des Européens sur l'une des trois solutions qu'il a mises en avant: «l'instauration d'une date limite à l'application du backstop, la possibilité pour le Royaume-Uni de mettre fin unilatéralement au dispositif, ou le remplacement du filet de sécurité par des arrangements alternatifs».

    Pour tenter de convaincre les dirigeants des 27, les membres de l'exécutif britannique multiplient les discussions. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a évoqué le sujet avec son homologue Jean-Yves Le Drian à Paris mardi lors d'un échange qu'il a qualifié «d'ouvert et approfondi».

    De leur côté, le ministre en charge du Brexit, Stephen Barclay, et David Lidington, le numéro 2 du gouvernement, se sont rendus à Strasbourg pour discuter avec des députés européens. Stephen Barclay a rencontré, lundi 11 février 2019 à Bruxelles, le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, lors d'un dîner de travail, pour tenter de trouver une issue.

    «Il est clair de notre côté que nous n'allons pas rouvrir l'accord de retrait, mais nous allons poursuivre nos discussions dans les jours à venir…», a affirmé Barnier à l'issue de cette rencontre, évoquant des échanges constructifs.

    Des craintes pour l’emploi

    La baisse des importations en provenance de l'UE vers le Royaume-Uni en cas de «Brexit dur» menacerait à elle-seule plus de 600.000 emplois dans le monde, selon une étude de l'institut allemand IWH. Selon des calculs de chercheurs, se basant sur l'hypothèse d'un recul de 25% au Royaume-Uni de la demande pour des produits européens, 103.000 emplois seraient menacés en Allemagne et 50.000 en France. Une sortie désordonnée du Royaume-Uni de l'UE, qui se traduirait notamment par l'introduction de taxes douanières, «aurait pour conséquence de bouleverser les chaînes de production internationales», explique Oliver Holtemöller, co-auteur de l'étude. Au total, près de 179.000 emplois dans l'UE sont directement concernés par la baisse des exportations, tandis que 433.000 postes supplémentaires sont menacés indirectement, à la fois dans l'UE et dans des pays tiers. En Allemagne, l'industrie automobile serait particulièrement touchée, avec 15.000 emplois. En France, le secteur des services aux entreprises sentirait le plus l'impact d'un «Brexit dur».

    F. Z. T. avec AFP

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc