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    Veolia: Le Maroc, un tremplin vers l'Afrique

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5451 Le 12/02/2019 | Partager
    Des ambitions nourries sur le continent à travers la plateforme Maroc
    Créer des partenariats pour des services clés en main sur des zones franche et industrielle
    L'innovation et la R&D au coeur de la mutation
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    Antoine Frérot, PDG du groupe Veolia, affiche une préférence pour la réutilisation des eaux usées dont le coût  reste moins cher que la technique du dessalement (Ph. L'Economiste)

     - L’Economiste: Quelle évaluation faites-vous de votre expérience en matière de gestion déléguée d’électricité, d’eau potable et d’assainissement liquide au Maroc?

    - Antoine Frérot: En 15 ans, un travail considérable a été accompli par Redal et Amendis, filiales marocaines de Veolia. Les taux de desserte et d’alimentation pour les 3 services a presque atteint les 100% dans pratiquement toutes les villes où nous opérons. Par ailleurs, les taux de rendement eau et électricité se sont nettement améliorés, dépassant de loin les engagements contractuels, et se situent au niveau des standards internationaux. Ils avoisinent aujourd’hui les 82% pour l’eau et les 93% pour l’électricité, alors qu’ils étaient respectivement de 60 et 80% en 2002. A noter aussi la mise en place de systèmes de dépollution des littoraux dans toutes les villes où nous opérons.
     
    - Quels sont les efforts réalisés concernant la qualité de service?
    - Nous avons considérablement réduit le temps moyen de coupure garantissant ainsi un service de qualité. Pour Redal par exemple, il est passé de plus de 3 heures en 2002 à seulement 25 minutes en 2017. Cela revient en partie à la modernisation et l’informatisation des outils de gestion, notamment au profit de l’amélioration de la relation client.

    - Que propose le groupe Veolia pour accompagner le Maroc dans ses grands chantiers en cours comme les énergies renouvelables et le plan d’accélération industriel?
    - Veolia apporte tout le soutien nécessaire à ses filiales opérationnelles au Maroc afin qu'elles puissent répondre aux enjeux environnementaux dans les secteurs de l'eau, des déchet et de l'énergie. Depuis près de trois ans, le groupe a accéléré son développement dans ces trois secteurs d'expertise et met en place des partenariats avec des acteurs locaux accompagnant le développement industriel du Maroc sur l'utilisation des énergies alternatives: biomasse, cogénération et autres. Enfin, Veolia est présent sur les appels d'offres afin d’accompagner la mise en place de solutions de dessalement alimentées par les énergies renouvelables.

    - La R&D et l'innovation sont au coeur de tous les enjeux aujourd'hui. Quelles actions sont menées au Maroc?
    - Avec 120 chercheurs et 6 centres de recherche, la recherche et l'innovation se situent effectivement  au cœur de la stratégie de Veolia. C’est un moteur essentiel de son développement avec des compétences reconnues dans les domaines de la biotechnologie, la chimie analytique et du génie des procédés, entre autres. Veolia a engagé également une démarche d'Open Innovation et participe à de multiples projets de recherche de par le monde. Notre groupe est membre de l’association R&D Maroc qui réunit des acteurs publics et privés afin de promouvoir la recherche et l'innovation. Plus récemment, suite à la révision du contrat de gestion déléguée des services d'assainissement et de distribution d'eau et d'électricité de Rabat-Salé, Veolia a engagé des discussions avec l'autorité délégante afin de structurer la démarche de financement de programmes de recherche et développement au Maroc pour lesquels un budget spécifique est prévu par le contrat.

    - Comment la plateforme Maroc peut servir vos ambitions en Afrique?
    - Veolia a une expertise mondialement reconnue pour traiter les pollutions difficiles, accompagner les industries pour une meilleure exploitation, mais aussi gérer les grands systèmes urbains d'approvisionnement en eau et en assainissement. Le Maroc, en sa qualité de leader continental, a de grandes ambitions sur l'Afrique. Il serait parfaitement envisageable de créer des partenariats sur des projets tertiaires, type zone franche ou zone industrielle exemplaire pour y proposer l'ensemble des services (eau, énergie et déchets) par exemple.

    Retard

    Le bilan du groupe Veolia, globalement positif au Maroc, accuse néanmoins un retard dans son programme d’investissement, notamment au niveau du projet de dépollution du littoral de Rabat-Salé qui devait être achevé en 2013. Si la mise en service de la station de prétraitement côté Rabat a été lancée, la partie Salé est encore en chantier. La commune de Salé et Redal se rejetaient la responsabilité de ce retard. La première avançait des retards dans le programme d'investissement de la société. Tandis que le délégataire relève l'absence de foncier mobilisé par la ville pour la construction de la station de prétraitement. Depuis la révision du contrat en 2017, le chantier est désormais sur les rails avec une mise en service de la station attendue fin 2019.

    Propos recueillis par Noureddine EL AISSI

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