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    International

    L'Union africaine passe à l'heure égyptienne

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5450 Le 11/02/2019 | Partager
    Abdel Fattah al-Sissi assurera la présidence tournante pour douze mois
    Il devra entre autres pousser à l'entrée en vigueur de la zone de libre-échange continentale
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    Abdel Fattah al-Sissi assurera la présidence tournante de l'Union africaine pendant un an. Il doit notamment pousser à l'entrée en vigueur de la zone de libre-échange continentale. Pour les observateurs, l'Egypte profitera aussi de la présidence de l'Union africaine pour renforcer sa position sur le continent (Ph. AFP)

    L'Egypte assure, depuis ce dimanche 10 février et pour une année, la présidence de l'Union africaine. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi succède au Rwandais Paul Kagame. C'est un retour au premier plan pour le géant africain qui avait été suspendu de l'Union en 2013 après la destitution par l'armée de l'islamiste Mohamed Morsi, premier président démocratiquement élu en 2012.

    Abdel Fattah al-Sissi s'est engagé à poursuivre la mise en œuvre de certaines réformes initiées par son prédécesseur. Il s'agit notamment de la zone de libre-échange continentale (Zlec). Il y a pratiquement un an, 44 pays ont signé l'accord d'établissement de la Zlec, mais seulement 19 l'ont ratifié. Il faut 22 ratifications pour que l'accord rentre en vigueur. L'établissement de la Zlec est l'un des projets clés pour développer le commerce intra-africain.

    Al-Sissi devra pousser à la ratification de cet accord. En revanche, les observateurs n'attendent pas de réelles avancées sur la taxe de 0,2% sur les importations pour assurer l'indépendance financière de l'UA. Plus de la moitié du budget de l'Union est assurée par des donateurs étrangers. L'Egypte fait partie des pays les plus réticents à l'instauration de cette taxe.

    Au-delà des questions économiques, la présidence égyptienne devrait être axée sur la sécurité, le maintien de la paix et la reconstruction post-conflit. Ces questions sont à lier à l'année 2019 placée sous le thème des réfugiés, rapatriés et personnes déplacées. Présent à Addis-Abeba à l'Assemblée des chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de l'UA, Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, a salué un «vent d'espoir» qui souffle sur l'Afrique. 

    Pour les observateurs, l'Egypte profitera aussi de la présidence de l'Union africaine pour renforcer sa position sur le continent. «Les pays d'Afrique du Nord ont la réputation de regarder dans une direction différente de celle de l'Afrique, et l'Egypte devra surmonter ce stéréotype», observe Liesl Louw-Vaudran, de l'Institut pour les études et la sécurité.

    F.Fa
       

     

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