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    Société

    Les avocats MRE évaluent le code de la famille

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5450 Le 11/02/2019 | Partager
    Et participent au débat pour identifier la réforme souhaitée
    Les MRE tiraillés entre le système musulman et le droit des pays d’accueil
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    Abdelkrim Benatiq a réussi à faire d’une pierre deux coups: protéger les droits et les acquis de la communauté MRE et mobiliser leurs compétences en vue de renforcer leur participation au développement du Maroc (Ph. Mokhtari)

    Salle comble pour le 3e forum des avocats MRE le week-end dernier à Marrakech. Organisé par le ministère délégué chargé des Marocains résidant à l’étranger et des Affaires de migration en partenariat avec la présidence du Parquet et le ministère de la Justice, ce forum rassemble chaque année les avocats MRE et leurs homologues au Maroc pour débattre de thématiques juridiques.

    Quelque 200 praticiens ont répondu présent à l’invitation ministérielle dont 60 exerçant à l’étranger. Ils sont venus de 20 pays répartis majoritairement entre le Maghreb, l’Europe et l’Amérique du Nord. Il faut dire que la thématique de cette année, le code de la famille à la lumière du droit comparé et des conventions internationales suscite aujourd’hui de grandes interrogations face à des insuffisances au niveau de la pratique. Et les premiers à en subir les conséquences sont les ressortissants marocains.

    Les familles marocaines des pays d’accueil vivent souvent un décalage entre l’obsession de préserver leur identité et leur culture nationale, qui se traduit par l’application du droit national marocain à leurs conditions personnelles d’une part, et la politique d’intégration et d’assimilation exercée par les autorités du pays de résidence d’autre part.

    «Le débat pour des transformations et adaptations du code doit être mené avec courage et intelligence tout en impliquant les Marocains résidents à l’étranger pour élaborer un référentiel», estime le ministre en charge des Marocains du monde, Abdelkrim Benatiq. Même son de cloche auprès du ministère de la Justice.

    Le département de Mohamed Aujjar est en train de mener une évaluation globale et objective du code de la famille en vue d’en relever les défaillances et de mettre ses dispositions en phase avec les développements politiques, sociaux, économiques et des droits de l’Homme que le Maroc a connus au cours des dernières années.

    Pour le président du Parquet, Mohammed Abdennabaoui, 14 ans après sa mise en œuvre, le code de la famille doit être évalué en délimitant les acquis et en identifiant les contours de la réforme souhaitée. En effet, l’efficacité du code dépend aussi de sa capacité à être cohérent et à résister aux mutations profondes que connaissent l’institution familiale et les régimes juridiques en vigueur dans les pays d’accueil.

    Dans tous les cas, mission accomplie pour Abdelkrim Benatiq à l’origine de cette initiative. Il a réussi à faire d’une pierre deux coups: le premier vise à protéger les droits et les acquis de la communauté MRE et à mobiliser leurs compétences en vue de renforcer leur participation au développement du Maroc.

    Le deuxième est de lancer le débat scientifique suite à l’appel du Souverain lancé en février dernier lors de la 5e conférence islamique des ministres chargés de l’Enfance, pour corriger les insuffisances relevées par la pratique du code de la famille.

    Badra BERRISSOULE

     

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