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    Mohamed El Oufir: «Il faudra travailler davantage sur la connectivité»

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5444 Le 01/02/2019 | Partager
    Des navettes de train plus adaptées
    Et pourquoi pas le RER ou le TGV?
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    «Effectivement, nous avons mis en place des bornes de satisfaction, installées dans l’ensemble de l’aéroport pour mesurer la qualité de tous les services», souligne Zouheir Mohamed    El Oufir, DG de l'ONDA (Ph. F. Al Nasser)

    - L’Economiste: Qu’est-ce qui fait la particularité d’un aéroport comme celui de Casablanca ?

    - Mohamed El Oufir: Sur les 9,7 millions de voyageurs qui y transitent chaque année, une grande partie est en correspondance, notamment à travers l’Afrique. Il fallait donc leur créer un espace de confort, de services, mais aussi introduire des évolutions technologiques. Parmi lesquelles deux nouveautés qui semblent importantes pour un hub, à savoir le traitement et le dispatching des bagages automatisé vers les différentes destinations. Cela permet un gain de temps, de la pertinence, une performance accrue et plus de sécurité. En amont, nous avons aussi la possibilité pour les passagers de faire l’ensemble du processus d’enregistrement de manière autonome sur les bornes de libre-service, le bag  drop…

    - Existe-il un risque de décalage entre les performances du T1 et du T2?
    - En fait, l’amélioration de la qualité de service, la rénovation, la reconfiguration des espaces sont un processus continu. L’ancienne partie T1 est fermée. Nous n’avons aujourd’hui que le nouveau T1 et le T2, tous deux sont conformes aux normes, ainsi qu’une zone de croisement centrale entre les deux terminaux. Celle-ci fera aussi l’objet de travaux de mise à niveau.

    - Mais un aéroport ne se résume pas à ses équipements, la qualité de services doit également suivre…
    - Effectivement. Nous avons mis en place des bornes de satisfaction, installées dans l’ensemble de l’aéroport pour mesurer la qualité de tous les services, même au niveau du T2. Il s’agit d’un système en temps réel qui permet de détecter rapidement les problèmes. Nous avons une direction qualité qui assure le suivi sur l’ensemble des aéroports nationaux, notamment ceux qui enregistrent le plus de flux comme Casablanca et Marrakech. Depuis un an et demi, nous avons modélisé un outil développé en interne afin d’établir des prévisions sur l’ensemble des mouvements des aéroports nationaux. Ce qui nous permet d’anticiper l’ensemble des ressources nécessaires en fonction des flux, prévoir le temps d’attente… Cet outil nous a permis de régler le problème d’encombrement à Marrakech en novembre 2018, aujourd’hui nous sommes revenus à des délais d’attente normaux.

    - Qu’en est-il des projets spécifiques pour la région Casa-Settat?
    - Il faudra travailler sur la connectivité, la mobilité interurbaine entre Nouaceur et Casablanca. Le développement de cette zone passe par le déploiement d’un réseau de transport performant à travers l’autoroute, le train, le RER et pourquoi pas le TGV.
    Parmi les projets concrets figure une connexion plus fluide avec la ville via des navettes par train. L’ONCF envisage le lancement de navettes dédiées pour permettre aux voyageurs de mieux manipuler leur bagage. L’idéal serait d’arriver à mettre en place un système 30/30/30, c'est-à-dire 30 mn d’attente, 30 mn de trajet et 30 DH.

    Propos recueillis par Aziza EL AFFAS

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