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    Société

    Football: Nouveau mode opératoire de la Fifa

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5440 Le 28/01/2019 | Partager
    Refonte des formats de certaines compétitions internationales
    Coup de pouce au football féminin
    Les relations financières entre le Maroc et la CAF auditées
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    «Les relations entre le Maroc et la CAF sont contractuelles. Pour organiser la prochaine CAN, l’Egypte doit mettre sur la table 30 millions de dollars. Les cahiers de charges prévoient que la CAF prend une partie de cette somme», souligne Fouzi Lekjaâ, président de la FRMF (Ph. Bziouat)

    - L’Economiste: Marrakech vient d’abriter un évènement organisé par la Fifa. Quels en sont les enjeux?
    - Fouzi Lekjaâ:
    Il s’agit d’un symposium qu’organise la Fifa chaque année sur la base d’un ordre du jour pour l’ensemble des 211 fédérations nationales, affiliées à la Fifa. Ce séminaire présente une approche nouvelle. L’idée est de partager, avant d’opérer les grands choix sur les problématiques du football international, avec les présidents des fédérations dans le cadre de tables rondes. Il donne ainsi l’opportunité d’exprimer les points de vue sous forme de votes.  L’ordre du jour de cette année a porté sur plusieurs points dont notamment la Ligue des nations, la Coupe du monde des clubs, avec un nouveau format, la Coupe du monde 2022 organisé au Qatar et le football féminin.

    - Dans les transformations menées par la Fifa, qu’est-ce qui est prévu pour le foot féminin?
    - La Fifa a fait savoir que malgré tous les efforts des pays et des fédérations, l’écart entre le football masculin et féminin est encore énorme. Au niveau des spectateurs, on passe du simple à 6 fois. En juin prochain, la France organise la coupe féminine. Il faudra entreprendre des efforts en termes d’image, de sensibilisation et d’attractivité. Donc la Fifa présente un programme de soutien particulier au foot féminin au niveau des fédérations, s’articulant essentiellement sur la gouvernance et l’assistance technique. Il s’agit de créer au niveau des fédérations des entités entièrement dédiées au football féminin. Ce sont les programmes d’avenir où les fédérations après avoir exprimé leurs avis, devront y adhérer obligatoirement.

    - Et le Maroc?
    - Il y a un problème de pratique du football féminin. Comme c’est un cycle qui commence dès le jeune âge. La jeune fille de 10 ou 11 ans est confrontée à un obstacle, marqué par un environnement social et un encadrement familial, qui ne privilégient pas la pratique de ce sport. C’est un véritable handicap culturel. Pour nous, l’enjeu est d’élargir les espaces pour favoriser la pratique footballistique féminine au niveau des écoles et des collèges. Un bon encadrement de toute cette activité pourrait la tirer vers le haut. Cela dit, nous avons un championnat de 1re et 2e division, avec une centaine de clubs. Mais il faut introduire plusieurs doses d’organisation et de pratiques pour faire évoluer le système actuel. Il s’agit de démontrer une bonne fois pour toutes que le football est un sport que les deux sexes peuvent pratiquer sans le moindre problème.    

    - Les relations entre le Maroc et  la CAF ont dernièrement suscité la polémique. Qu’en est-il exactement?
    - Les relations sont contractuelles. Pour organiser la prochaine CAN, l’Egypte doit mettre sur la table 30 millions de dollars. Les cahiers de charges prévoient que la CAF prend une partie de cette somme. Quand le Maroc avait candidaté pour la coupe du monde de 2026, le Maroc s’était engagé d’avoir une coupe du monde à 11 milliards de dollars de bénéfices pour la Fifa. La Coupe du monde en Russie a généré 10 milliards de dollars. Nous avons organisé la CHAN dans le cadre d’une convention entre le ministère des Finances, celui de la Jeunesse et des sports et la FRMF, qui prévoyait de le faire pour 120 millions de DH. D’ailleurs, sur les 120 millions de DH, nous n’avons dépensé que près de 80 millions et nous avons rendu à l’Etat près de 40 millions. Les comptes ont été audités et clôturés. On nous a demandé d’organiser le symposium féminin et masculin, pour 7 ou 8 millions de DH. En tant que Fédération et en se qualifiant à la CAN, nous prenons de l’argent de la CAF pour 1,5 million de dollars. La qualification à la Coupe du monde nous a rapporté 13 millions de dollars. Les jeux africains que le Maroc va organiser ont un coût estimé par le ministre de la Jeunesse et sports à 150 millions de DH.

    Injecter dans le foot

    Le for word, programme destiné à développer le football. En d’autres termes, les Fédérations nationales reçoivent l’argent du football pour ensuite l’injecter dans le développement de ce sport. La Fifa a dédié des budgets conditionnés.  C’est une très bonne chose qui permet de se doter de pelouses pour mieux généraliser la pratique du football. Dans ce programme, le Maroc est cité par la Fifa comme un modèle à suivre par les autres pays africains. En effet, la Fédération s’est lancée d’un vaste programme d’équipement et de mise à niveau des infrastructures pour jouer au football. D’ailleurs, «la Fifa est associé à notre centre d’excellence de Maâmora qu’elle donne en exemple», note le président. 

    Propos recueillis par Mohamed CHAOUI

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