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    Economie

    Trafic portuaire: Rebond annoncé des sorties des phosphates et dérivés

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5437 Le 23/01/2019 | Partager
    51,7 milliards de DH de chiffre d’affaires à l’export en 2018
    La facture énergétique explose de 18,4% à 82,3 milliards de DH
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    Après l’augmentation enregistrée sur les six premiers mois de l’année passée, les cours du pétrole ont amorcé une tendance à la baisse. Ce qui conforte l’hypothèse de la loi de finances qui table sur un prix moyen de 67 dollars le baril

    Le trafic portuaire devrait rebondir en 2019. Selon les prévisions de l’Agence nationale des ports, il devrait atteindre le chiffre record de 90 millions de tonnes. Ceci, après avoir  quasiment stagné en 2018. Sur les onze premiers mois de l’année écoulée, le trafic global s’est établi à 76,7 millions de tonnes en très légère hausse de 0,6%.

    Une variation qui s’explique par le repli des exportations dont le volume s’est contracté de 2,9% à 28,55 millions de tonnes alors que l’import a marqué une hausse de 3,9% à 45,3 millions de tonnes.

    La hausse annoncée se situerait aux alentours de 4,5%.  Elle proviendrait du rebond attendu des sorties des phosphates et dérivés mais aussi de l’import du charbon, suite à la mise en service de la centrale électrique de Safi. Pour faire face à l’augmentation de ce trafic, un programme d’investissement de 3,1 milliards de DH vient d’être adopté par le dernier conseil d’administration de l’ANP dont 1,5 milliard au titre de l’année en cours.

    A fin décembre 2018, l’export des phosphates et dérivés a enregistré un bond de 17% en valeur à 51,7 milliards de DH. En revanche, les ventes de la roche en volume se sont repliées de 1,8%  à moins de 10 millions de tonnes sur les onze premiers mois. L’embellie résulte donc des expéditions des engrais.

    En raison notamment de l’amélioration des cours à l’international. Les volumes ayant en effet pratiquement stagné aux alentours de 7,4 millions de tonnes alors que la contrepartie en valeur est passée de 22,7 milliards de DH en 2017 à 26,2 milliards, l’année passée. Une situation qui devrait encore s’améliorer avec la mise en service, en juin 2018, de la 4e unité de fabrication des fertilisants.

    Son potentiel d’exportation vers certains pays africains avoisine le million de tonnes. Il en est de même des ventes de l’acide phosphorique dont le chiffre d’affaires a gagné 2 milliards de DH en variation annuelle: 11,9 milliards de DH en 2018 contre 9,8 milliards, une année auparavant.
    A l’import, le soufre qui entre dans la fabrication des produits de l’OCP a de son côté enregistré une forte hausse de près de 6% à 5,1 millions de tonnes.

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    La facture énergétique reste dopée par les achats des produits finis, notamment le gas-oil dont le cours a flambé du tiers en glissement annuel. Avec le fuel, ce produit représente la moitié de la facture énergétique: 41 milliards de DH

    Autre groupe de produits qui prédomine à l’importation, l’énergie et lubrifiants. Sur les onze premiers mois, les volumes ont stagné, voire baissé, notamment pour le gas-oil et fuel mais la facture s’est fortement alourdie. A fin décembre 2018, elle s’est élevée à 82,3 milliards de DH contre 69,5 milliards, en hausse de 18,4% sur une année. Selon les données de l’Office des changes, sa part dans le total des importations se situe à 18%  (15,8% en 2017).

    Cette hausse s’explique, principalement, par les achats de gas-oils et fuel-oils dont les cours ont explosé de 31,3% sur une année. Le prix de la tonne s’est ainsi établi à près de 5.900 DH contre 4.500 en 2017. En revanche, les quantités importées ont accusé une baisse de 8,5%.

    Environ, 6,3 millions de tonnes ont été importées contre 6,9 millions. C’est à se demander si les produits énergétiques finis  sont déconnectés du marché du pétrole brut. Ce dernier ayant enregistré des fluctuations, souvent à la baisse, selon la Banque mondiale.

    Le gaz de pétrole marque aussi une augmentation de 2 milliards de DH avec une stagnation des volumes importés à 3,3 millions de tonnes. 

    Le charbon n’est pas en reste. Sur une année, les volumes importés ont  augmenté de 1 million de tonnes à 8,9 millions de tonnes alors que la facture s’est renchérie de 1 milliard de DH. Avec l’entrée en service de la centrale thermique de Safi, ces importations devraient s’inscrire en hausse soutenue.

    Par contre, les produits divers, notamment utilisés par l’industrie et le BTP restent orientés à la baisse. En particulier, le bois et les produits sidérurgiques.

    A.G.

     

     

     

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