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    Analyse

    Région minière de Tafilalet et de Figuig: Grand chaos dans l'activité

    Par Sabrina BELHOUARI | Edition N°:5437 Le 23/01/2019 | Partager
    Multiples dysfonctionnements dans la gestion administrative de la CADETAF
    Activités illégales, insuffisance de moyens techniques et financiers chez les artisans
    region_miniere_de_tafilalet_et_de_figuig_037.jpg

    Dans la région, il a été relevé une commercialisation illégale du plomb et du zinc et une activité illicite d’un grand nombre de personnes qui se livrent à des opérations d’exploitation non autorisées (Ph. L'Economiste)

    Le secteur minier artisanal de la zone minière de Tafilalet et de Figuig présente un ensemble de dysfonctionnements qui limitent son développement et sa mise à niveau. 

    La zone connaît un éparpillement des exploitations, dont un ensemble est à l’arrêt à cause de l’approfondissement de la minéralisation ou des venues d’eau importantes empêchant l’exploitation de type artisanal. De ce fait, un grand nombre d’artisans mineurs se contentent de la production à partir d’affleurements ou d’installations de surface ou souterraines existantes, ce qui limite la qualité et le volume de la production.

    Résultat: la capacité et le niveau de production dans cette zone minière sont généralement faibles comparés au potentiel existant. Il a été relevé, en outre, une commercialisation illégale du plomb et du zinc et une activité illégale d’un grand nombre de personnes qui se livrent à des opérations d’exploitation non autorisées.

    Au niveau administratif, il y a plusieurs problématiques relatives à la gestion de la centrale d’achat et à la réalisation de ses missions. La centrale d’achat souffre, entre autres, de l’absence d’un service juridique pour le suivi des contentieux et des dossiers d’accidents de travail des artisans mineurs.

    Elle est marquée aussi par l’absence des procédures administratives règlementaires relatives aux autorisations minières artisanales (attribution, renouvellement et transfert), actes de partenariats, la délivrance des attestations du travail pour l’utilisation des explosifs et l’attribution/renouvellement des cartes du contrôle des explosifs délivrées aux artisans.

    La Caisse de secours dédiée au secteur n’est pas budgétisée et ne dispose pas des textes réglementaires qui gèrent les dépenses et les recettes, d’autant plus que le compte de la Caisse de secours est le même que le compte principal de la CADETAF, ce qui pose un véritable problème.

    Sabrina BELHOUARI

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