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    Les salaires augmentent en 2019, mais pas pour tout le monde!

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5436 Le 22/01/2019 | Partager
    Les dirigeants et «high-po» en sont généralement les plus concernés
    En 2018, des progressions à deux chiffres pour les dirigeants de l’industrie
    Les conclusions d’une enquête de Willis Towers Watson
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    Corrigée de l’inflation, la hausse des salaires attendue au Maroc en 2019 est de 2,6%. C’est la deuxième plus forte augmentation réelle après celle du Koweït, et devant celles prévues en Arabie Saoudite, en Tunisie, ou encore au Qatar

    A en croire Willis Towers Watson (WTW), l’un des leaders mondiaux du conseil RH, les salaires continueront d’augmenter en 2019. Le Maroc enregistrerait même la deuxième plus forte hausse des rémunérations dans la région Mena, après le Koweït (voir illustration). Le groupe, qui a sondé 72 entreprises, prévoit une progression de 4,4%, légèrement supérieure à celle des deux années précédentes, où elle était à 4%.

    Les résultats préliminaires de cette enquête ont été présentés mardi dernier à Casablanca, lors d’une rencontre organisée par le cabinet spécialisé en organisation et RH, LMS. Le groupe marocain vient de nouer un partenariat avec WTW. L’objectif étant de se développer ensemble au Maroc et en Afrique.   

    «Cette augmentation dénote de la dynamique économique que vit le pays, et de la volonté des entreprises d’accompagner ce mouvement en investissant dans leurs collaborateurs», explique Achraf Dahbi, directeur compensation & benefits chez LMS Business Consulting. Il s’agit également du résultat d’une véritable «guerre des talents». La rareté des compétences tire les rémunérations vers le haut, et la tendance n’est pas près de s’arrêter.

    Actuellement, les salaires des dirigeants des entreprises au Maroc s’approchent de ceux de l’Europe du Sud. Et c’est cette catégorie de top managers et de cadres «high-po» qui bénéficie le plus des augmentations. Toujours selon WTW, en 2018, le salaire de base annuel médian des dirigeants de l’industrie a bondi de près de 18,8% (plus de 20,3% dans le secteur de l’industrie pharmaceutique). Pour les cadres, la progression a été de plus de 9,5%.

    Côté structure de la rémunération, patrons et cadres de l’industrie tiennent, toujours, mordicus à leur rémunération fixe. Pour les premiers, la part du salaire variable est de seulement 10% de la rétribution totale. «C’est l’équivalent d’à peine un mois de salaire. Il s’agit pourtant d’une population portant les objectifs des entreprises et censée être rémunérée sur la base de sa performance», souligne Dahbi. Les entreprises cèdent, en fait, face à des patrons d’abord à la recherche de sécurité. Chez les cadres aussi, la partie fixe monte à 95%. Même auprès de la force de vente, la part du variable reste relativement faible, avec un taux de 16%.

    Toutefois, le salaire ne suffit plus à satisfaire et à fidéliser les hauts potentiels. Selon l’enquête, décrocher une paie supérieure arrive, certes, en tête des raisons poussant les employés à quitter leur société (84%). Néanmoins, dans 80% des cas, ils sont à la recherche de meilleures opportunités d’évolution de carrière.

    Par ailleurs, 18% sont à l’affût de plus de flexibilité. Les entreprises, de leur côté, semblent avoir saisi ces préoccupations. Comme principal outil de rétention, elles brandissent des plans de carrière bien précis (74%). La flexibilité des horaires arrive en deuxième position (46%), suivie de bonus (30%).

    LMS vise la plus grande enquête de rémunération en Afrique

    Pour 2019, le cabinet LMS s’est lancé un défi: mener une enquête de rémunération avec son nouveau partenaire, Willis Towers Watson (WTW), qui deviendrait la plus grande au Maroc, et même en Afrique. LMS vise ainsi 200 entreprises participantes d’ici trois ans. «L’efficacité des process de WTW dans le domaine et la connaissance pointue de LMS  du marché local en feraient certainement l’une des plus réussies de la région», s’enthousiasme Hamid Elotmani, PDG de LMS. «Le partenariat progressera assez vite pour couvrir d’autres thématiques RH, comme la mise en place de politiques de rémunération, la classification des postes, la gestion des talents, la stratégie RH…», poursuit-il. Pour rappel, les premières enquêtes de rémunération du groupe marocain datent de la deuxième moitié des années 80.

    Ahlam NAZIH   

     

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