×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Analyse

    Protection de l’environnement: Pari réussi à Marrakech

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5430 Le 14/01/2019 | Partager
    Destruction de décharge sauvage, centres de tri, éclairage écologique, production de biogaz
    Plus de bus électriques pour le futur concessionnaire du transport urbain
    Les deux-roues électriques font aussi leur entrée fin janvier

    Marketée comme une des villes modèles où la protection de l’environnement est une des priorités, la cité ocre vient de relever un nouveau défi. Il s’agit d’un centre de tri des déchets à Mnabha. Avec le démarrage officiel de ce centre, unique au Maroc, la ville a presque relevé tous les défis écolos qu’elle s’était fixée.

    Objectif: réduire au maximum ses émissions à effet de serre et créer un écosystème autour de la valorisation des déchets. Pour rappel, la cité ocre avait pris cet engagement à la veille de la tenue de la COP22 en septembre 2016. A l’époque, la ville s’était engagée dans des chantiers écologiques entrepris soit par le conseil, soit en partenariat avec la Région, les autorités locales ou encore le secrétariat d’état de l’Environnement dirigé à l’époque par Hakima El Haite.

    Tri sélectif,  pompage solaire, éclairage écologique, bus électriques, production d’électricité par le biogaz extrait des déchets ménagers..., les chantiers étaient multiples. «C’est un défi  que nous avons relevé certes avec quelques mois de retard dus à des raisons techniques et parce qu’au fil du temps, nous augmentions encore plus nos exigences», indique Ahmed El Motassadek, 4e vice-maire chargé des affaires écologiques à la municipalité.

    Au-delà des projets d’infrastructures dans le domaine de l’environnement et du développement durable, c’est surtout d’une prise de conscience et d’une démarche proactive en matière environnementale en comparaison avec les autres régions qu’il s’agit.

    Aujourd’hui, la protection de l’environnement est devenue un leitmotiv à Marrakech et une cause défendue aussi bien par les élus, les opérateurs économiques que le département du Développement durable. La secrétaire d’état Nezha El Ouafi a tenu à poursuivre et soutenir l’ensemble des projets d’infrastructures écolos de la cité ocre.

                                                          

    ■ Fin de cycle pour la décharge sauvage de Harbil
    La  décharge sauvage de Harbil a été transformée en espace de plantation qui s’insère dans le paysage composé de collines et sera recouvert de plantes pour se transformer en un espace vert. Mais ce n’est pas fini. Le site accueille un projet de valorisation du biogaz de  l’ancienne  décharge de la ville de Marrakech grâce à son gisement de déchets ménagers.
    Un potentiel de 1.000 m3 de biogaz. Il est extrait du corps de la décharge par trois pompes de soutirage et véhiculé à travers un réseau de drainage superficiel et 10 puits verticaux et est traité et transformé en électricité dans une usine bioélectrique d’une puissance de 1 MW (mégawatt). Cette revalorisation contribuera à la réduction de près de 60.000 tonnes CO2/an. En principe, l’électricité générée sera injectée dans le réseau de la ville de Marrakech, géré par la Radeema, et contribuera à la diminution de la facture énergétique relative à l’éclairage public. Le projet a coûté 24 millions de DH et permettra une réduction annuelle de la facture énergétique de près 8,5 millions de DH TTC/an.

                                                          

    ■ 25% de la flotte de bus électriques

    bus_electriques_030.jpg

     

    Une première en Afrique. Afin de se conformer aux exigences de la lutte contre les changements climatiques, la ville de Marrakech a introduit une dizaine de bus électriques de 12 m2 alimentés par l'énergie solaire, opérationnels depuis un an. Le nouveau gestionnaire du transport urbain-qui devrait être connu en février prochain- devrait en acquérir d’autres pour porter à 25% la flotte écologique par rapport à la flotte globale. Soit au total, une trentaine de bus électriques.

                                                          

    ■ Les motos électriques à la mi-janvier

    moto_electrique_030.jpg

     

    Après le bus électrique, c’est au tour des 2 et 3 roues de se vouloir durables. La commune de Marrakech poursuivant sa route vers le développement de projets écologiques. Un premier déploiement de 20.000 unités de la marque chinoise Yadea sera en location libre service sur les stations Medina Bike et les flottes des professionnels et administrations publiques à partir de la mi-janvier. L’ouverture du show-room dédié au grand public en 2019 pour la commercialisation de motos électriques déclinées en 7 modèles pour répondre aux besoins et usages des locaux, et dont les prix varient entre 8.000 et 30.000 DH.

                                                          

    ■ Parc photovoltaïque

    photovoltaique_030.jpg

     

    Pour alimenter les bus électriques,  la ville a aménagé un parc photovoltaïque à Ghabat Chabab qui pourra servir également  pour les véhicules et les motos. Un projet financé par la commune, le département de l’état chargé du développement durable (ex département de l’environnement) et le Pnud pour une production 1 MW (mégawatt) d’électricité utilisée pour l’alimentation des batteries des bus électriques.

                                                          

    ■ Marrakech s’illumine autrement

    marrakech_electricite_030.jpg

     

    La ville s’est mise aux normes internationales en 2018 avec un éclairage écologique dont la gestion se fait à distance. Cet éclairage est géré par Hadirate Al Anwar, une SDL créée à cet effet. Déjà, une première étape a été franchie.  En effet, l’ensemble du parc lumineux 9.000 points de l’ancienne médina a été remplacé par de nouveaux coffrets, supports et lampes avec des technologies écologiques. C’est la première phase d’un ambitieux projet pour l’éclairage public de Marrakech porté par la Société de développement: réduire la facture énergétique de 60% d’ici 2021. Dans le cahier des charges de la SDL, il est prévu au total  le remplacement de 57.000 points lumineux de la ville. Le choix technologique va fournir un éclairage uniforme qui permet l’élimination du FHS (facteur  hémisphère supérieur) et minimiser la consommation…

    Badra BERRISSOULE

     

     

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc