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    Economie

    Education nationale: Les enseignants démarrent l’année par une grève

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5425 Le 04/01/2019 | Partager
    Un arrêt d’une journée à l’initiative de trois syndicats dont l’UNTM proche du PJD
    Statut de l’enseignant, contractuels… les principales revendications
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    Les enseignants marchent dans les rues de Rabat pour protester contre l’attentisme que connaît le secteur (Ph. Bziouat)

    Mauvais signal pour le gouvernement qui n’a pas réussi à conclure un pacte avec les syndicats. L’année démarre avec une grève nationale, tenue hier jeudi 3 janvier, dans l’un des secteurs les plus sensibles, l’éducation nationale. Même la Fédération nationale des fonctionnaires de l’Education relevant de l’UNTM bras syndical du PJD a appelé à ce mouvement aux côtés de la Fédération libre de l’Education (UGTM) et la fédération nationale de l’Education relevant de l’UMT. 

    La crainte d’une ponction sur les salaires n’a pas fait reculer les enseignants. A l’heure où nous mettions sous presse, le ministère n’avait pas encore fourni ses estimations sur le taux de participation. Mais la grève aurait été «largement suivie», selon les syndicats. «Le taux de participation atteint 100%. Même les inspecteurs pédagogiques ont adhéré au mouvement», souligne Miloud Maassid, secrétaire général de la Fédération nationale de l’Education relevant de l’UMT.

    Les syndicats, qui ont également organisé une marche à Rabat, attendent des réponses concrètes à leurs revendications. Ils appellent à la fin de «l’attentisme» que connaît le secteur. «Une série de réunions ont été organisées depuis trois ans mais aucune des décisions prises n’a été mise en œuvre. Le plus souvent, le ministère explique cela par l’absence de financements ou encore l’obligation d’avoir le feu vert du ministère des finances», expliquent des syndicalistes.

    La liste des revendications porte notamment sur  la mise en place du nouveau statut des enseignants, lequel devrait préserver les acquis et corriger les dysfonctionnements. Ce statut devrait aussi  intégrer toutes les catégories qui travaillent dans le secteur dont les enseignants contractuels. Ces derniers avaient été recrutés par les académies régionales, avec les mêmes droits et avantages que les enseignants de l’Education nationale.

    Aujourd’hui, ils réclament le statut de fonctionnaires du ministère. Ce qui devrait leur permettre d’accéder à une mobilité nationale au lieu d’être cantonnés dans une seule région. Le statut de fonctionnaire devrait aussi les protéger contre la résiliation de leurs contrats.

    Au total, l’Education nationale compte  55.000 contractuels et 15.000 autres sont prévus par la loi de finances 2019. Les syndicats qui ont adressé une liste de revendications au ministère exigent aussi le traitement des dossiers en suspens.

    L’Education nationale figure parmi les départements budgétivores: Plus de 50% des dépenses du personnel civil de l’Etat  y sont concentrés. Le salaire mensuel net moyen y est de 8.313 DH.

    Khadija MASMOUDI

     

     

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