Economie

L’UMT annonce un début d’année mouvementé

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5423 Le 02/01/2019 | Partager
Débrayages sectoriels et régionaux durant la 2e décade de janvier
Boycott du dialogue social si offre insuffisante
Le 12e congrès de la centrale en mars prochain
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La centrale syndicale promet d’organiser une série de grèves et manifestations durant la période du 10 au 20 janvier 2019. Ceci, à travers les régions et divers secteurs (Ph. Jarfi)

L’UMT hausse le ton et annonce une année 2019 «chaude» en mouvements de protestation. Le communiqué publié à l’issue du dernier Conseil national de la centrale syndicale est on ne peut plus virulent. Tout particulièrement sur deux points: le dialogue social et le calendrier des meetings et protestations.

«Le Conseil appuie la décision du Secrétariat général de boycotter toute  rencontre avec le gouvernement sur le dialogue social si celle-ci ne répond pas aux attentes des travailleurs», est-il souligné. Tout en réitérant son attachement à ses revendications relatives à la hausse des salaires dans les secteurs public et privé, le syndicat annonce une série de mouvements de grèves régionales et sectorielles, en signe de protestation «contre la violation des libertés syndicales».

La deuxième décade de ce mois de janvier sera ainsi dédiée à toute forme de militantisme pour consolider les acquis et recouvrer les droits légitimes des travailleurs, est-il précisé. Passée cette phase, la centrale syndicale va se mobiliser pour préparer son 12e congrès qui devrait se dérouler courant mars prochain. Après avoir adopté la proposition du Secrétariat général, le Conseil va se mobiliser pour mettre en place la commission préparatoire.

Le communiqué du Conseil national de l’UMT tire ses conclusions de l’exposé du Secrétaire général Miloudi Moukharek, qui dresse une situation économique et sociale marquée par la hausse du coût de la vie et la dégradation des services socioéconomiques. En face, «l’offre du gouvernement s’avère en dessous des attentes de la classe ouvrière».  

Aux yeux des syndicalistes de la centrale indépendante, le dialogue social ne couvre pas les revendications légitimes de l'UMT: augmentation générale des salaires dans le public et le privé et baisse des impôts, amélioration de la situation des catégories de fonctionnaires pénalisées par le statut général de la fonction publique et application des dispositions restantes de l'accord du 26 avril 2011.

La centrale syndicale appelle à l'amélioration de l'offre du gouvernement dans le cadre «d'une approche qui tend à maintenir les équilibres sociaux et la cohésion sociale, et non dans le cadre d'une approche comptable». Si la démarche est adoptée, la centrale se dit prête à la poursuite du dialogue qu’elle considère comme «mécanisme d’amélioration de la situation économique et sociale des travailleurs».

A.G.

 

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