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    Economie

    Régionalisation: Le rappel à l’ordre royal

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5416 Le 20/12/2018 | Partager
    L’insertion des jeunes dans l’emploi est une priorité
    Clarification des missions des régions, conseils provinciaux et des communes
    Le transfert des attributions entre l’Etat et les régions se fait attendre

    «Les marocains ne veulent plus d’institutions régionales qui restent lettre morte». Le message royal adressé aux participants du 3e Forum parlementaire des régions, organisé par la Chambre des conseillers, a été on ne peut plus clair. La mise en œuvre de la régionalisation avancée n’est pas encore dans sa phase active alors que le chantier est lancé depuis près de 4 ans.

    Une occasion pour le Souverain de rappeler à l’ordre les présidents des régions et indirectement, le ministère de l’Intérieur, en charge de la supervision de la mise en œuvre de ce chantier complexe. En d’autres termes, cette organisation institutionnelle doit être opérationnelle et déboucher sur des choses concrètes.

    Le Souverain a insisté sur l’emploi des jeunes, lors de la deuxième édition de ce Forum où il avait exhorté les élus à concevoir des solutions locales adaptées aux problèmes des jeunes.

    Or, «les initiatives des régions restaient en deçà de nos attentes et elles ne répondaient pas aux attentes des catégories concernées», a souligné SM le Roi avant de réitérer à nouveau «le caractère prioritaire de cette question urgente» et insisté sur «la nécessité d’une approche participative pour élaborer des plans et des programmes régionaux d’insertion des jeunes».

    Faire preuve d’imagination

    Ce Forum est une occasion pour clarifier les missions de chaque collectivité territoriale. Ainsi, la loi a assigné aux régions des missions de promotion de développement intégré et durable. Les conseils provinciaux et préfectoraux ont la charge du développement social dans le monde rural et urbain. Quant aux communes, leurs missions doivent être tournées vers les prestations de proximité aux citoyens. 

    De même, les régions, au lieu de se limiter aux filières habituelles de financement, doivent faire preuve d’imagination. Ainsi, elles sont invitées à  saisir l’occasion des prochaines évaluations d’étape des PDR pour renforcer l’ingénierie de financement des projets planifiés et pour garantir leur faisabilité et leur efficience». SM le Roi a souhaité que «les travaux déboucheront sur des recommandations et des propositions pratiques, propres à répondre aux défis liés à la régionalisation».

    Abdelhakim Benchamach, président de la Chambre des conseillers, a saisi la balle au bond, en appelant à la création d’une cellule composée de parlementaires, membres des conseils régionaux et des experts. Celle-ci aura pour mission de traduire les recommandations de ce 3e Forum en initiatives et en propositions législatives. Surtout que la Chambre des conseillers veut jouer pleinement le rôle de levier institutionnel de la régionalisation avancée.

    Lancement d’un dialogue avec la société civile

    Dans le même élan, le président a invité à la mise en place d’un observatoire parlementaire de la régionalisation. Il a également interpellé le gouvernement à suivre de près le transfert des attributions des services centraux vers leurs représentants régionaux. Cette opération nécessite le renforcement des prérogatives de leurs délégués en matière de prise de décisions. Pour Abdelhakim Benchamach, l’Etat doit encourager une politique volontariste dans le redéploiement des ressources humaines disponibles avec l’objectif de renforcer les capacités administratives et techniques des régions.

    Le président de l’Association des régions du Maroc, n’a pas été en reste. Mohand Laenser a rappelé les avancées réalisées en matière de régionalisation, particulièrement au niveau de la publication des textes réglementaires. Les résultats du travail des 6 groupes créés et qui ont préparé les principaux documents, ont été mis en avant.

    Le premier est un projet de charte de mise en œuvre des prérogatives des régions. Il s’agit de 44 attributions dont 20 propres et 24 partagées. Celles-ci précisent les engagements des régions et des départements ministériels, avec une proposition de calendrier pour leur application.

    Le deuxième document est un rapport synthétique mettant en relief les principales conclusions et recommandations sur les mécanismes et les conditions de concrétisation de ces attributions. A cette occasion, Mohand Laenser a rappelé la réalisation d’une «étude pour expliquer et préciser le contenu de chaque attribution des régions, dans le cadre  d’une méthodologie participative et de larges concertations entre les régions et les départements ministériels concernés».

    L’objectif est de réaliser un consensus sur les lectures communes de ces attributions et de concrétiser  la volonté partagée  d’accélérer le rythme de mise en œuvre de la régionalisation avancée. Le président a également annoncé le lancement d’un dialogue avec la société civile en vue d’impliquer les citoyens dans toutes les étapes de préparation, d’exécution et d’évaluation des plans et des programmes de développement local.

    Première sortie de Ahmed Chami

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    Le Forum parlementaire des régions a constitué la première activité de Ahmed Chami en tant que nouveau président du Conseil économique, social et environnemental (CESE). En effet, l’ancien ambassadeur fait encore la navette entre Rabat et Bruxelles où il supervise la conclusion des accords agricole et de pêche en janvier pour le premier et en février pour le second. Pour le président de cette institution partenaire dans l’organisation de ce Forum, la réussite de la régionalisation nécessite de relever 6 défis.
    Le premier a trait au capital humain. En effet, pour Ahmed Chami, la mise à niveau des ressources humaines sur les plans local et régional est impérative. D’autres défis portent notamment sur l’exécution sur le terrain des PDR, le transfert des attributions entre l’Etat et les régions ainsi que la compétitivité entre les régions.

    M. C.

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