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    Analyse

    Nouveau modèle de développement: Priorité à la valorisation des RH

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5416 Le 20/12/2018 | Partager
    C’est un levier décisif pour la création des richesses
    Nécessité d’adapter les formations aux transformations du marché du travail
    La paix sociale, indispensable pour l’implémentation du nouveau modèle

    La réussite de l’implémentation d’un nouveau modèle de développement passe par la préparation d’une série de pré-requis. En tête, la valorisation du capital humain. «Le capital humain est l’un des principaux fondements du nouveau modèle de développement», selon Mohamed Tawfik Mouline, DG de l’Ires.

    Surtout que la refonte du modèle actuel s’opère dans un contexte marqué par «une dynamique de transformation des emplois», a précisé Ahmed Bounfour, professeur universitaire, intervenant lors de la conférence organisée par l’Ires, hier, à Rabat. Il s’agit d’une «destruction créatrice», a-t-il dit.

    Concrètement, le travail musculaire est en train de perdre du terrain au profit des secteurs technologiques, qui nécessitent un grand savoir-faire. Le gouvernement semble conscient de cette transformation. Interpellé par les membres de la Chambre des conseillers sur le capital humain et son rôle dans la relance de la croissance, Saâdeddine El Othmani a souligné que «le renouvellement du modèle de développement passe par la valorisation des ressources humaines en tant qu’outil décisif de création de la richesse».

    Pour lui, «c’est un aspect complémentaire du capital matériel». Le chef du gouvernement a dit être conscient des défis que pose le besoin de résorber le déficit actuel. Cela passe, selon lui, par l’amélioration de l’adéquation des formations aux besoins du marché du travail.

    Des projets ont été déjà  lancés, notamment en matière de développement des compétences des jeunes en soft skills, dans le cadre du programme de formation pour une meilleure insertion professionnelle. El Othmani a également mis l’accent sur l’importance de la conception des formations dans les nouveaux métiers à forte valeur ajoutée. S’y ajoute la nécessité de rationaliser les mécanismes du marché de l’emploi, notamment via les référentiels des métiers et compétences.

    Au-delà de la mise à niveau des formations pour coller à l’évolution du marché du travail, le renforcement du rôle du capital humain dans la production des richesses et dans l’accompagnement de la mise en œuvre du nouveau modèle de développement passe par trois grands facteurs. Il s’agit, selon le chef du gouvernement, de la connaissance, des compétences et de la santé.

    Face aux questions des parlementaires, il a rappelé les programmes lancés en matière d’enseignement, notamment la loi cadre, actuellement en examen au Parlement, ainsi que la refonte en cours de la stratégie nationale de la santé. Pour lui, «l’investissement dans le capital humain reste une priorité de la dynamique de développement du pays».

    Toutefois, la réussite de cette transformation passe d’abord par la garantie de la paix sociale. «C’est un levier indispensable pour favoriser le développement», a reconnu le chef du gouvernement. Mais, «la paix sociale ne doit pas se faire au détriment de l’émergence économique et de la préservation des équilibres macroéconomiques», a-t-il mis en garde. Il a plaidé pour une approche assurant un équilibre entre les deux défis.

    Il s’agit notamment du lancement de «politiques garantissant la paix sociale, à travers la réduction des inégalités sociales et territoriales, le renforcement de la solidarité et la répartition équitable des richesses». Ceci est d’autant plus important que «la stabilité sociale est décisive pour renforcer l’attractivité du pays vis-à-vis des investisseurs étrangers, favorisant la réalisation d’une meilleure croissance».

    Renforcer les performances

    Au-delà de la réforme du système d’éducation et de formation, la valorisation du capital humain, en tant que levier du développement, passe également par la mise à niveau du système de santé. L’idée est de «garantir une bonne santé des citoyens afin qu’ils puissent renforcer leurs performances en tant que personnes productives», a expliqué le chef du gouvernement. Cela devra se traduire, selon lui, par «le renforcement de l’efficacité et de la qualité de la production». L’objectif est actuellement d’améliorer les différents indicateurs de santé. «L’élargissement de la couverture médicale, le renforcement de l’accès aux soins et la réforme de la gouvernance du secteur sont une priorité», a indiqué Saâdeddine El Othmani.

     Indicateurs sociaux

    • 6% du PIB est destiné au soutien du système scolaire dans le budget de 2019
    • 67% est le taux de généralisation du préscolaire prévu en 2021/2022
    • 2,5% d’abandon scolaire, est l’objectif fixé pour la même date
    • 11 millions de personnes ciblées par la généralisation de la couverture médicale aux non-salariés

    M.A.M.

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