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    Régions

    Tanger: La mairie peine à revoir son budget

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5414 Le 18/12/2018 | Partager
    La session extraordinaire, prévue jeudi dernier, a été ajournée
    L'opposition et un groupe de citoyens ont joué les trouble-fêtes
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    La session extraordinaire prévue par Bachir Abdellaoui, maire de Tanger, n’a pu se tenir face au feu croisé des manifestations des citoyens et de l’opposition (Ph. Adam)

    Bachir Abdellaoui, le maire pjdiste de la ville de Tanger, a du mal à en découdre avec son budget pour l’année fiscale 2019. La première version avait été recalée par la tutelle représentée par la wilaya de Tanger pour non conformité. Et la seconde lecture,  tenue en fin de semaine dernière, a été parasitée par un groupe de protestants, qui manifestent régulièrement depuis quelques mois devant le Conseil de la région.

    Ces derniers se plaignent de la non-distribution de locaux dans le cadre de l’affectation des nouveaux souks à Ard Dawla. Et depuis, ils viennent jouer les trouble-fêtes à chaque réunion du conseil présidé par Abdellaoui. A ces déboires s’ajoutent les protestations de l’opposition qui a fait valoir la non-légalité de la session, le quorum n’ayant pas été atteint au bout des trentes minutes.

    Face à ce feu croisé, le maire de Tanger a dû reporter la session à une date ultérieure.

    A rappeler que la wilaya de Tanger avait rendu la semaine d’avant à la mairie sa copie de projet de budget pour une seconde lecture. La tutelle reproche au projet d’avoir prévu des recettes trop optimistes et pas assez provisionné les dépenses extraordinaires dont les dédommagements pour les jugements d’expropriation.

    La mairie se trouve dans l’obligation de revoir ses estimations avec le risque de voir la wilaya refuser une deuxième fois si la copie ne correspond pas aux critères retenus, comme cela est déjà arrivé par le passé.

    A noter que ce sont les jugements pour expropriation qui embêtent les conseillers de la mairie depuis fin 2016, date à partir de laquelle les sentences ont accéléré leur cadence.

    Au total, ce sont quelque 58 millions de DH qui ont été ponctionnés des caisses de Tanger suite à des jugements définitifs pour expropriation pour utilité publique au cours des six premiers mois de 2018. Ils s’ajoutent aux plus de 152 millions de DH prélevés en 2017, alors que la moyenne des recettes ne dépasse pas les 600 millions de DH.

    Ces montants se situent loin de ce que les responsables de la ville avaient pour habitude de provisionner, habituellement 20 millions de DH pour l’ensemble de l’année budgétaire pour indemniser les jugements pour expropriation.

    De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

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