Régions

Oriental: La filière de l’amandier monte en puissance

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5394 Le 16/11/2018 | Partager
57 projets en phase de production
Ils sont adossés à 4 unités de valorisation
Seul bémol, le ravageur du fruit qu’il faut maîtriser

C'est un gros projet qui est en passe d’être achevé dans la région de l’Oriental. La rentabilité de cette arboriculture est avérée, avec à la clé des prix de vente fort rémunérateurs: entre 60 et 100 DH/kg selon le calibre et la qualité. 

Le programme lancé sur la période 2010-2021 portait initialement sur 28.700 ha pour atteindre 51.000 ha, vu l’engouement des agriculteurs. Au départ, ils étaient 12.350 à en bénéficier pour un coût global de 561 millions de DH englobant l’aménagement des terres, l’irrigation et la fourniture des plants.

Outre la plantation d’amandier, le projet porte également sur la mise en place de 4 unités de valorisation d’une capacité de 31 tonnes/jour, la création et l’équipement de 32 points d’eau pour l’irrigation. L’objectif est d’atteindre 35.500 tonnes d’ici 2020.

L’effort de consolidation du projet a été constaté, cette semaine, par le ministre de l’Agriculture lui-même. Aziz Akhannouch s’est enquis des avancées réalisées, mais aussi des entraves handicapant le programme. Tout particulièrement le redoutable ravageur, le Scolyte de l’amandier.

Cet insecte a déjà investi une superficie de l’ordre de 1.200 ha. D’où le lancement d’un programme d’urgence de lutte. Il comporte la délimitation des périmètres atteints, la sensibilisation des agriculteurs aux opérations de lutte ainsi que l’arrachage des arbres infestés et l’incinération du bois mort.

Le ministre devait également se fixer sur l’évolution de l’Agropole de Berkane lancée en 2011 pour un coût global de 361 millions DH. Le projet, qui peine à se vendre, vise la valorisation  des filières phares de la région, notamment les agrumes et primeurs.

A noter que jusqu’à présent, l’emballage de la clémentine de Berkane destinée au marché américain est fabriqué à Agadir. C’est dire les coûts additionnels en termes de transport, mais aussi du risque de la mouche blanche.

Pour le moment, une station de conditionnement d’agrumes, nouvelle génération, y est implantée. D’un montant d’investissement de 260 millions de DH, l’unité occupe une superficie de 5 ha dont la moitié est couverte. Elle est équipée d’un entrepôt frigorifique et d’un outil de déverdissage. Sa capacité  annuelle de traitement s’élève à 60.000 tonnes et génère de l’emploi saisonnier pour  450 personnes.

Nouveau centre d’insémination artificielle

L’Oriental est connu pour l’importance de son cheptel ovin et notamment pour sa race très prisée: Béni Guil. A prédominance pastorale, cet élevage doit désormais s’adapter à la loi sur la transhumance. D’où la nécessité de repenser son développement sur la base d’une gestion moderne et donc productiviste. A cet effet, un premier centre d’insémination artificielle ciblant les ovins et caprins sera bientôt implanté dans la région. La convention de partenariat entre les acteurs concernés vient d’être signée.       
Le projet permettra la promotion des avancées technologiques de l’insémination artificielle, l’accès à une semence ovine et caprine de haute valeur génétique et sa diffusion auprès des éleveurs.

A.G.

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