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    Analyse

    OPCVM: L’encours dépasse 40% du PIB

    Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5389 Le 09/11/2018 | Partager
    A fin octobre, l’actif sous gestion atteint 439 milliards de DH
    L’activité en progression continue au cours des 5 dernières années
    Augmentation du nombre d’investisseurs aussi
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    L’actif sous gestion connaît une croissance annuelle moyenne continue sur les 5 dernières années. L’encours se chiffre au 26 octobre 2018 à plus de 439 milliards de DH après avoir dépassé les 415 milliards en 2017 pour représenter plus de 40% du PIB

    Les organismes de placements collectifs en valeurs mobilières (OPCVM) prennent chaque année de plus en plus de poids dans l’économie. Ils connaissent, selon les professionnels de la gestion d’actifs, une croissance annuelle moyenne continue sur les 5 dernières années.

    L’encours se chiffre au dernier pointage (26 octobre 2018) à plus de 439 milliards de DH représentant plus de 40% du PIB. A fin 2017, l’actif net des OPCVM avait déjà franchi de 15 milliards de DH la barre des 400 milliards. Selon l’Autorité marocaine des marchés de capitaux (AMMC) dans son rapport annuel, l’actif sous gestion a augmenté de près de 72% l’an dernier.

    A l’évidence, cette hausse qui dépasse 174 milliards DH a été principalement attribuable à la bonne dynamique des OPCVM, obligations moyen et long terme (OMLT) et obligations court terme (OCT). Leurs actifs respectifs qui ont progressé de 102,9 et 39,73 milliards de DH entre 2012 et 2017 représentent plus de 80% de la variation globale. Les autres catégories d’OPCVM assurent le reliquat de la progression, soit plus de 31 milliards de DH.

    Pour de nombreux opérateurs de l’industrie, cette tendance haussière trouve son origine tout d’abord dans la croissance des marchés financiers, «en particulier le marché actions qui a cumulé des performances très positives en 2016 et 2017». Elle est ensuite portée par les «injections opérées par de grands institutionnels de la place qui continuent de réaliser une collecte nette positive de l’épargne».

    Enfin, le marché tend à une meilleure professionnalisation qui renforce le besoin de délégation du service de la gestion d’actifs  fortement internalisée avant. Cela fait que les OPCVM sont devenus un acteur majeur dans le financement de l’économie aux côtés du système bancaire. A tel point que le ratio rapportant l’actif net des OPCVM à l’épargne nationale ne cesse de progresser. Il atteignait les 135,55% à fin 2017 grâce à l’effet mécanique «d’une appréciation de l’actif net des OPCVM (+10,74%) plus importante que celle enregistrée par l’Epargne Nationale (+6,72%)».

    Dans ce sillage, le nombre d’investisseurs en parts ou actions d’OPCVM augmente. Il est passé à 18.775 en 2017, C’est 558 investisseurs de plus qu’en 2016. Il s’agit principalement des entreprises financières (75,9% de l’actif net total sous gestion). Les autres catégories d’investisseurs en OPCVM sont les entreprises non financières (16,5% de l’actif net), les personnes physiques résidentes (7,1%) et les personnes physiques et morales non résidentes (0,6%).

    Aujourd’hui, l’enjeu pour les gestionnaires d’actifs est de créer de la valeur ajoutée au profit de leurs clients dans un marché financier étroit, à faible liquidité, où les marges de manœuvre et les possibilités de différenciation tendent à se réduire.

    Faible appétence à investir à l’étranger

    La part des placements à l’étranger dans l’actif net global des OPCVM reste faible d’une année à l’autre. Elle reste, selon l’AMMC, à un niveau nettement inférieur au maximum autorisé de 10%. L’encours des investissements réalisés par les OPCVM à l’étranger n’atteint même pas les 4 milliards de DH, soit 0,93% de l’encours global.

    M.A.B.

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