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    Economie

    Chèques, traites...: L'encours des incidents continue de gonfler

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5375 Le 19/10/2018 | Partager
    131 milliards de DH à fin 2017
    11,7 milliards de chèques en bois par an, le double pour la lettre de change
    Une autre source de fragilité pour les finances des TPME
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    En dehors des délais de paiement, la recrudescence des incidents de paiement sur le chèque et la lettre de change normalisée accentue la pression sur les finances des entreprises. La probabilité de recouvrer les impayés est limitée ou bien le processus peut prendre plusieurs années

    En plus du mal des délais de paie­ment, il y a un autre qui s'est propagé ces dernières années accentuant la pres­sion sur les finances des entreprises. Les incidents de paiement sur chèque et lettre de change sont toujours plus nombreux.

    En moyenne annuelle, 11,7 milliards de DH d'incidents ont été enre­gistrés sur le chèque ces trois dernières années et 23 milliards de DH sur les ef­fets de commerce. C'est autant de cash qui ne rentre pas dans les trésoreries des entreprises (mais elles ne sont pas les seules touchées par les incidents).

    A l'évidence, les sanctions encourues en cas d'émission de chèque en bois ne dis­suadent pas l'utilisation frauduleuse de ce moyen de paiement. Les émetteurs de traite en bois n'encourent quasiment aucun risque. Mais l'impact sur l'image de l'entreprise émettrice peut être plus néfaste qu'une sanction pécuniaire.

    Pour une entreprise, la probabilité de recouvrer les impayés est limitée ou bien le processus peut prendre plu­sieurs années. En effet, le taux de régu­larisation des incidents est très faible. Il était de seulement 6% pour la lettre de change et de 15% pour le chèque en 2017. L'encours des incidents non régu­larisés sur les deux moyens de paiement culmine à 131 milliards de DH dont 85 milliards de DH sur le chèque.

    Dans de nombreux commerces, le chèque est simplement banni pour éviter tout risque d'impayé. Face à cette solu­tion radicale qui ne fait pas de distinc­tion entre les clients, la Banque centrale va mettre à la disposition des opérateurs économiques un outil d'aide à la déci­sion en leur ouvrant l'accès à la centrale des chèques irréguliers d'ici la fin de l'année.

    Les commerçants qui s'abon­neront au service pourront authentifier les chèques qu'ils reçoivent grâce à un lecteur ou un TPE. D'autres canaux comme le téléphone ou encore une ap­plication permettront la vérification de la solvabilité d'un émetteur de chèque. Le service sera proposé dans un premier temps dans les grandes villes avant une extension sur l'ensemble du territoire.

     

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