Economie

Fonction publique: L’Etat continue de recruter

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5373 Le 17/10/2018 | Partager
25.228 postes budgétaires pour 2019
9.000 pour l’administration de la Défense et 8.100 pour l’Intérieur
Les AREF recruteront 15.000 enseignants en plus sur la base de contrats

En dépit de la progression régulière de la masse salariale, le gouvernement continue de recruter. Ainsi, pour l’année prochaine 2019, il compte créer 25.228 postes budgétaires. Sur ce total, c’est l’Administration de la défense nationale qui se taille la part du lion avec 9.000 postes budgétaires. C’est la première fois qu’un nombre si important de postes sont créés par ce département. Mais attention, cette opération n’a aucun lien avec l’instauration du service militaire obligatoire.

Le ministère de l’Intérieur arrive en deuxième position avec 8.100 postes, suivi du département de la Santé 4.000. Le ministère de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique sera doté uniquement de 725 postes budgétaires. 700 iront à l’enseignement supérieur et la recherche scientifique et 25 pour la formation professionnelle.

Selon la note de présentation, il est créé auprès du ministère de Saaid Amzazi 700 postes budgétaires destinés à la régularisation de la situation des fonctionnaires titulaires du diplôme de doctorat qui sont recrutés par voie de concours en qualité de professeur-assistant conformément à la réglementation en vigueur. Mais l’Education nationale ne sortira pas bredouille puisqu’il sera servi autrement.

Ainsi, pour l’année scolaire 2018-2019, les Académies régionales de l’éducation et de la formation (AREF) comptent recruter 15.000 enseignants sur la base de contrats. Selon ce ministère, ils bénéficieront d’une formation initiale dans les Centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation. En plus, les AREF ont prévu un dispositif de formation continue qui vise l’accompagnement et l’encadrement de proximité au profit de ces enseignants.

Les autres ministères se partagent le reste des effectifs. Ainsi, le département des Finances aura 540 postes budgétaires, la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion 500, les Habous et affaires islamiques 400, l’Equipement 380 et l’Agriculture 315.

La Cour royale aura 200 postes budgétaires et autant pour le ministère de la Justice. En plus, les ministères des Affaires étrangères, celui de la Jeunesse et sports et le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire auront chacun 100 postes budgétaires. Les autres départements auront chacun moins de 100 postes. Par ailleurs, le chef du gouvernement sera habilité à répartir 50 postes budgétaires entre les différents départements ministériels ou institutions.

90% des effectifs dans 6 ministères

Actuellement, le Maroc dispose d’un effectif de 568.655 fonctionnaires. L’analyse de la répartition des effectifs civils de l’Etat, par département, au titre de 2018, fait apparaître une concentration de près de 90% de ces effectifs au niveau de 6 ministères. Ainsi, le département de l’Education nationale et l’enseignement supérieur canalise 51% des effectifs, soit 287.092 fonctionnaires. Il est suivi par l’Intérieur à hauteur de 23% (127.904 fonctionnaires), par la santé à 9% (19.402) et par la justice et les finances chacun à 3%.
Les autres départements ministériels réunis emploient 11% des fonctionnaires. Le ministère de l’Education nationale, premier employeur public et premier budget sectoriel, a entamé un processus de réforme en vue d’améliorer l’offre scolaire en adéquation avec les moyens mobilisés et ce conformément à la vision stratégique de la réforme de l’école marocaine (2015-2030). Le recrutement de 55.000 enseignants par les AREF, par voie de contrats, s’inscrit dans ce sens.

 

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