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    International

    Maroc-Espagne: Pourparlers autour du rapatriement des mineurs

    Par Faiçal FAQUIHI | Edition N°:5366 Le 08/10/2018 | Partager
    7.000 enfants marocains non accompagnés sont concernés
    Aucun plan de retour n’a encore été élaboré avec l’Intérieur
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    Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, souhaite que l’Europe «mette à jour sa vision de l’Afrique» et établisse un partenariat «d’égal à égal et de confiance» avec le Maroc. Il a réaffirmé son opposition aux centres d’accueil envisagés par l’UE pour externaliser la gestion des flux migratoires. «On ne peut pas demander au Maroc son aide sur la question migratoire et la lutte contre le terrorisme tout en traitant le pays comme un objet», poursuit le ministre (Ph. Bziouat)

    Madrid et Rabat sont en pourparlers pour rapatrier des milliers de mineurs marocains non accompagnés. Ces derniers sont parvenus à mettre pied sur le sol espagnol sans leur famille, annonce le ministère espagnol de l’Intérieur à l’AFP.

    Jusqu’au 5 septembre dernier, le nombre de migrants de moins de 18 ans non accompagnés a dépassé les 10.000 et 70% d’entre eux sont enregistrés comme Marocains, selon Carmen Monton, ministre espagnole de la Santé. La situation de ces mineurs marocains a été abordée lors d’une réunion bilatérale tenue le 14 septembre à Essaouira.

    Khalid Zerouali, directeur des migrations et de la surveillance des frontières au ministère de l’Intérieur, était à la tête des négociateurs marocains. La secrétaire d’Etat aux migrations, Consuelo Rumí, rapporte avoir constaté «la bonne volonté» des Marocains pour l’éventuel rapatriement des mineurs. Pour l’heure, aucun plan définitif n’a été arrêté par les deux pays. Les négociateurs parlent d’un «processus diplomatique» où la patience est de mise autant que les intérêts en jeu.

    Des milliers d’enfants et d’adolescents se trouvent en particulier sous la tutelle de la région d’Andalousie et des villes occupées Sebta et Melilia. L’administration espagnole se plaint «d’être débordée et de manquer de moyens». Le nouveau gouvernement socialiste de Pedro Sanchez a annoncé le déblocage de 40 millions d’euros pour «l’accueil solidaire des mineurs étrangers non accompagnés».

    L’Espagne est devenue durant l’été 2018 la première porte d’entrée des migrants clandestins en Europe dépassant ainsi l’Italie et la Grèce. On y dénombre 41.594 migrants entrés irrégulièrement entre le 1er janvier et fin septembre, selon le ministère de l’Intérieur espagnol. Plus de 36.000 personnes sont arrivées par la Méditerranée à bord d’embarcations de fortune. Les autres candidats à l’immigration sont venus par voie terrestre. Le cas des mineurs marocains en Espagne n’est pas isolé. D’autres groupes errent dans les rues de Paris notamment.

    L’émergence de cette donnée migratoire soulève une grande interrogation. Comment expliquer l’existence de plus en plus active de réseaux de trafic de migrants? Une situation qui rappelle le Maroc des années 1990. Le ministère des Affaires étrangères marocain livre une première réponse.

    La fermeture progressive des routes migratoires en Méditerranée orientale (Turquie-Grèce) et centrale (Libye, Tunisie et l’Italie), a accentué la pression sur le Maroc. Reste à savoir pourquoi ces frontières sont devenues, du jour au lendemain, relativement poreuses?.

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