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    International

    Croissance: Léger rebond dans la région Mena

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5365 Le 05/10/2018 | Partager
    Elle est soutenue par le pétrole, le tourisme et les transferts des diasporas
    Le déficit du compte courant se transforme en excédent
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    Plusieurs facteurs pourraient inverser la donne du marché pétrolier. D’abord, la possibilité d’un ralentissement de la reprise mondiale et l’incertitude pesant sur l’investissement et la consommation, engendrée par les tensions commerciales, pourraient entraver la demande mondiale de pétrole. Ensuite, les sanctions américaines imposées à l’Iran pourraient réduire les exportations de pétrole

    «La croissance économique de la région devrait rebondir à 2 % en moyenne en 2018, contre 1,4 % en 2017», prédit la Banque mondiale. Elle proviendrait, pour l’essentiel des recettes pétrolières, touristiques et des transferts des diasporas. A la condition, bien sûr, de la consolidation de la reprise dans les pays avancés. Cette croissance devrait  évoluer diversement selon les pays. Elle serait plus vigoureuse  dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), où le taux négatif  observé en 2017 (-0,3 %) se transformera en croissance positive en 2018 (estimée à 2 %). Le léger rebond de la croissance régionale reflète l’impact des réformes ainsi que le récent accroissement de la production et des prix du pétrole. Les prévisions de croissance pour la région Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, restent cependant inférieures à celles publiées dans le rapport de suivi de la Banque mondiale d’avril 2018. Elles ont été réduites de 1 point en raison de l’effet négatif escompté sur le secteur financier et les exportations pétrolières de l’Iran suite au rétablissement des sanctions américaines.

    Bien que la croissance globale se consolide, le rythme de la reprise dans la région est encore lent. Et les taux  d’environ 2 à 3 % restent bien en deçà des niveaux observés entre 2005 et 2010. Cela ne permet pas la création d’emplois pour les millions de personnes qui arrivent chaque année sur le marché du travail. Même pendant la période où les taux de croissance étaient élevés, soit de 2005 à 2010, le chômage des jeunes dans la région Mena était en moyenne de 24 %. En revanche, la dynamique de croissance actuelle pourrait permettre aux gouvernements de la région d’accélérer le rythme des réformes politiques et institutionnelles pour renforcer le capital humain et améliorer le climat des affaires. Ces réformes pourraient stimuler l’investissement et l’activité du secteur privé, et partant  promouvoir l’économie solidaire. 

    A cet effet, l’institution internationale estime que  «les innovations numériques ont le potentiel de créer de nouveaux moteurs de croissance économique, d’accroître la productivité du travail et du capital». L’approche permettrait également une meilleure répartition des fruits de la création des richesses. La transformation induite par la technologie dans le secteur des services, y compris les plateformes de commerce électronique, de santé en ligne, de paiement dématérialisé et de télé-enseignement, est indispensable pour libérer le potentiel du secteur privé et créer des millions d’emplois pour les jeunes de la région.
    La deuxième partie du rapport de la Banque mondiale fait une large place à cette vision de « la nouvelle économie de la région Mena: Innovation et esprit d’entreprise».

    Excédent du compte courant  

    Au niveau financier, les positions budgétaires et extérieures de l’ensemble de la région Mena devraient s’améliorer en 2018. L’important déficit budgétaire d’environ 10,7 % du PIB (environ 329 milliards de dollars) enregistré en 2016 devrait se réduire sensiblement cette année pour s’établir à 4,5 % du PIB (environ 155 milliards de dollars). Alors que le déficit des transactions courantes  qui s’élevait à 4,4 % du PIB en 2016, se transformera en un excédent de 1,9 % en 2018. Cette amélioration reflète la hausse des recettes pétrolières du  redressement du tourisme et de l’augmentation des transferts de fonds. Selon les estimations de l’Organisation mondiale du tourisme, les recettes touristiques ont augmenté en 2017 de 13 %, soit de 68 milliards de dollars en termes réels. Cette augmentation est principalement liée à l’embellie du tourisme observée en Égypte et aux bons résultats de la Tunisie, de la Jordanie et du Liban. 

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