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    Paris Motor Show: Renault mise sur l’électrique et l’essence

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5364 Le 04/10/2018 | Partager
    5 véhicules 100% à l’énergie propre représentent un tiers du marché européen
    Vision africaine pour l’usine de Tanger, mais «il faut rester très attentif sur la qualité»
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    C’est parti pour le Mondial de l’Auto à Paris. La 88e édition de ce salon qui s’ouvrira ce jeudi se poursuivra jusqu’au 14 octobre. C’est l’occasion de présenter plusieurs nouveautés, dont particulièrement celles des constructeurs français. L’Economiste, qui a participé aux journées (1 et 2 octobre) pour «professionnels et médias», revient sur les principales innovations de ce millésime 2018.

    ■ Renault: Des ancêtres aux véhicules autonomes
    Le salon de cette année coïncide avec le 120e anniversaire de la marque au losange. Pour l’occasion, Renault offre un voyage dans l’histoire aux visiteurs du Mondial de l’Auto. Cela, en exposant, à l’entrée du pavillon 5, les vieux modèles qui ont fait son succès.

    De l’autre côté du salon, dans le pavillon 1 dédié aux constructeurs français, la marque met en avant ses véhicules re-stylés à l’instar du Kadjar, ainsi que ses nouveau-nés dans le segment du 100% électrique et les véhicules autonomes.

    Pour le premier volet, Renault est présent dans l’utilitaire comme dans le véhicule tourisme, à travers 5 modèles. Y figurent notamment la Zoe fabriquée dans l’usine de Flins ou encore la K-ZE destinée au marché chinois. Ce véhicule à bas coût (entre 7.000 et 8.000 euros) est un petit SUV 100% électrique. Comparable en style à la Kwid low-cost lancée initialement en Inde, ce véhicule de la gamme «Global Access» est doté d’une autonomie de 250 kilomètres en cycle NEDC.

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    L’équivalent, en conduite réelle, de 190 à 200 kilomètres. Il en est de même pour la Zoe, testée en marge du «Paris Motor Show», qui atteint une autonomie de 250 km. Ce véhicule est leader des ventes de voitures électriques en Europe. Pour sa part, le Kangoo ZE compte pour «40% du marché de l’utilitaire électrique».

    Signalons qu’en Europe, «un véhicule zéro émission sur trois est un véhicule Renault», se félicite Thierry Bolloré, le directeur général adjoint du groupe. Pour ce qui est des concepts-cars, ce dernier rappelle que Renault mise davantage sur la mobilité urbaine. Après le EZ-Go, un «robot-taxi» et le EZ-Pro, un utilitaire pour livrer des produits en zone urbaine, il vient de mettre en œuvre le EZ-Ultimo. «C’est une limousine pour transporter les clients les plus aisés», explique Bolloré.

    Marbre, cuir, boiserie et autres équipements de première qualité y sont déployés pour offrir aux passagers un niveau de confort inégalé. Mais au-delà même du design futuriste, ce sont surtout les technologies que renferme ce concept-car qui sont cruciales pour le développement de Renault. «Nous avons prévu d’avoir des systèmes de conduite autonomes graduellement disponibles, jusqu’au niveau 4 à partir de 2025», indique le numéro 2 de Renault.

    Et de poursuivre: «Dès l’année prochaine, la future Clio sera équipée d’un système de conduite autonome de niveau 1». En attendant, de l’autre côté de la Méditerranée, l’usine Renault Tanger continue ses performances. «Il faut rester attentif sur la qualité. Notre usine au Maroc constitue une porte d’entrée pour tout le marché Afrique», note Fabrice Cambolive, vice-président de Renault pour la région Afrique-Moyen-Orient-Inde.

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    ■ Des firmes snobent le salon, d’autres viennent en force

    Volkswagen, Nissan, Volvo, Fiat, Ford et Opel ont renoncé à exposer cette année à la Porte de Versailles, où plus d’un million de visiteurs sont attendus lors de la 88e édition du Mondial de l’Automobile de Paris. Ces constructeurs représentent 40% du marché automobile européen. Pour eux, la présence au salon de Paris est «très coûteuse».

    Du côté des présents, l’on notera la participation de pas moins de 27 constructeurs dont les marques de luxe Bugatti, Aston Martin, Jaguar, Ferrari et Lamborghini. Dans le pavillon 1, près d’une cinquantaine de nouveautés sont exhibées.

    Il s’agit principalement des nouvelles Citroën C5 Aircross, Renault Kadjar ou encore la Peugeot 508 qui fait sa première apparition publique à Paris. Le salon accueille aussi des motos en même temps que des voitures et véhicules américains «tout terrain» ainsi que des camions.

    Au pavillon 5, on découvre les dernières créations allemandes chez Audi, BMW et Mercedes.  Cette dernière met en avant son SUV électrique EQC, première voiture de série 100% électrique de la marque, tout comme les nouvelles générations du SUV coupé GLE, la Classe B, l’AMG A35, version sportive de la compacte Classe A, ou encore la vision EQ Silver Arrow, un concept-car de monoplace sportive électrique.

                                                                                           

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    ■ Partenariat, diesel, hybride… Carlos Ghosn fait le point
    Très suivie, la conférence de presse de Carlos Ghosn et Dieter Show, tenue mercredi, a levé le voile sur le résultat «d’un partenariat dans la durée» entre Daimler et Renault-Nissan-Mitsubishi. «Nous coopérons depuis 9 ans et nous souhaitons partager nos compétences, accélérer l’accès aux nouveaux marchés et réduire nos coûts de développement et de production», disent les responsables de l’Alliance.

    Leur objectif est de «renforcer leur compétitivité et de créer de la valeur ajoutée pour leurs clients». «Quitte à créer des joint-ventures dans d’autres pays pour co-développer de nouvelles familles de moteurs», souligne Ghosn. A en croire le patron de l’Alliance, les moteurs essence auront un bel essor, grâce à la réglementation environnementale. Ainsi, l’électrique pourrait représenter 10% des ventes totales de Renault d’ici 2022. Et plus en comptant les véhicules électrifiés tels que les hybrides.

    Un créneau sur lequel le fabricant français se positionne également. Dès 2020, une Clio devrait être déclinée en version hybride, tandis que Captur et Mégane seraient développées en hybride-rechargeable. Pour ce qui est du diesel, il restera convoité, à court terme, surtout dans les utilitaires, les camions et autres grands véhicules de luxe. Les partenaires développent aussi des motorisations hybrides et d’autres 100% électriques.

    A noter que Daimler et Nissan se sont associés afin de produire un moteur essence turbo 2 litres, 4 cylindres. Conçu par Daimler, il est fabriqué dans l’usine mécanique Nissan située à Decherd, dans le Tennessee, aux USA. Ces moteurs sont directement expédiés vers l’usine Mercedes-Benz à Tuscaloosa (Alabama) pour les nouvelles Classes C et GLE, et vers l’usine Infiniti de Tochigi (Japon) pour le modèle Infiniti Q50.

    Signalons que Nissan vient d’obtenir l’autorisation de fabriquer les transmissions automatiques à 9 vitesses de dernière génération de Daimler pour les véhicules Nissan et Infiniti.

    En tout cas, la coopération de l’Alliance Daimler et Nissan est basée sur un partenariat solide entre 4 géants de l’automobile, même si Dieter Show «devait quitter son poste à la tête de Dailmer» et occuper d’autres postes de responsabilité. «Notre Alliance émane d’une vision partagée et ne dépend pas d’une personne», dit-il.

    DNES à Paris, Youness SAAD ALAMI

     

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