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    Analyse

    Bourse: Six mois d'épreuves

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5361 Le 01/10/2018 | Partager
    Banques et télécoms se sont relativement bien comportés
    La conjoncture est dure pour les cimentiers et les promoteurs immobiliers
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     Les banques et Maroc Telecom ont relativement bien négocié le premier semestre. La performance du secteur bancaire a été atténuée par la baisse des résultats de BMCE Bank. Le contexte est toujours difficile dans l'immobilier même si certains acteurs ont été performants sur les six premiers mois de l'année

    ■ Maroc Telecom relève ses perspectives
    Dans un marché en baisse depuis avril, Maroc Telecom se comporte mieux puisqu'il n'a lâché «que» 3,7% contre 12,4% pour le Masi!. Le titre de la première capitalisation boursière affiche toujours une performance annuelle positive et ses résultats au premier semestre lui permettent de résister à la vague baissière (+4,6% depuis le 23 juillet, date de publication des résultats semestriels). L'opérateur de téléphonie a réalisé un chiffre d'affaires de 17,9 milliards de DH, en hausse de 5%. Les activités au Maroc confirment leur regain de forme, surtout les revenus sur le segment mobile. Ces derniers ont augmenté de 3,5% sur les six premiers mois de l'année. A l'international, la filiale d'Etisalat a amélioré son chiffre d'affaires de 7,4% à 8,1 milliards de DH. Elle y a dégagé un ebitda (résultat opérationnel avant amortissements) de 3,3 milliards de DH, en hausse de 4,8%. L'indicateur s'est inscrit en hausse de 3,5% à 5,5 milliards de DH au Maroc. Le groupe aux 60 millions de clients a réalisé un bénéfice de 3 milliards de DH (+8,6%) à fin juin. Il a relevé ses perspectives suite aux performances de la première moitié de l'année.

    ■ Malgré l'IFRS 9 et BMCE Bank, la croissance est au rendez-vous
    Les banques ont plutôt bien digéré l'IFRS 9, l'un des changements majeurs intervenus au premier semestre. Les impacts ont été facilement absorbés, la banque centrale permettant à ceux qui le souhaitent d'étaler sur cinq ans les effets sur les fonds propres. Au-delà de la première application de la norme, elle requiert une analyse plus détaillée des clients. Au niveau de l'activité, les performances des banques contrastent avec la morosité qui règne. Le produit net bancaire des six établissements cotés s'est amélioré de 3,4% pour atteindre 30 milliards de DH. Son augmentation a été ralentie par BMCE Bank dont les revenus ont reculé à fin juin. La marge d'intérêt retrouve du tonus chez quelques acteurs. En outre, Attijariwafa bank a tiré grand profit de ses activités de marché qui ont généré un revenu en hausse de 11%. Chez la BCP le résultat des activités de marché a décroché de 19% au premier semestre. A fin juin, le résultat brut d'exploitation sectoriel a progressé de 1,2% à 14,6 milliards de DH et les profits de 3,9% à 6,4 milliards de DH.

    ■ Les promoteurs immobiliers avancent en rangs dispersés
    Le travail d'assainissement des promoteurs immobiliers se heurte à une conjoncture difficile. Mais, au-delà du toilettage des bilans, les opérateurs doivent aussi revoir leur business modèle pour s'adapter aux changements de la demande. «Le déficit en logement demeure très important et le potentiel intrinsèque du secteur existe bel et bien. Cependant, le marché vit une profonde mutation, la nature de la demande change et les opérateurs doivent s'adapter», a récemment confié à L'Economiste Ahmed Ammor, directeur général d'Alliances. Sur le premier semestre, le chiffre d'affaires cumulé des trois groupes cotés a reculé de 13% à 4,8 milliards de DH. Addoha et Résidences Dar Saada ont alimenté cette baisse, Alliances ayant amélioré ses revenus de 17% à fin juin. Le résultat d'exploitation du secteur a décroché de 17% et les bénéfices ont plongé de 25%. En Bourse, le secteur est très chahuté, Addoha et Alliances affichant une perte annuelle de plus de 50%. L'action Résidences Dar Saada est en retrait de 36% depuis janvier. Au-delà des performances des groupes, les investisseurs sanctionnent en partie leur mauvaise communication, estiment des analystes.

    ■ Les cimentiers font le dos rond
    Le ralentissement des performances du secteur du BTP et de la construction frappe de plein fouet les cimentiers. Après la contre-performance de 2017 (la cinquième en six ans), les ventes de ciment ont poursuivi leur baisse sur les six premiers mois de l'année en reculant de 3%. Résultat, les deux opérateurs cotés ont vu leur chiffre d'affaires diminuer de 2% à 5,8 milliards de DH. Par contre, le résultat d'exploitation s'est amélioré de 3,5% à 2,2 milliards de DH. Les bénéfices sur la période ont baissé de 7% à 1,5 milliard de DH.
    A court terme, les perspectives dans la construction ne sont guère encourageantes. Sa croissance resterait fébrile à 1,5% en 2018 selon les prévisions du HCP. En outre, les indicateurs des promoteurs immobiliers viennent quelque peu assombrir le tableau. L'assainissement dans le secteur est un facteur qui pèse beaucoup sur les ventes des cimentiers.

    ■ Les métaux de base soutiennent la croissance des groupes miniers
    Managem a réalisé un chiffre d'affaires en retrait de 2% à 2,5 milliards de DH. L'effondrement de 42% des revenus de SMI dû au recul de la teneur moyenne traitée et au décrochage des cours de l'argent a été en partie compensé par les performances du cuivre et du cobalt. La dynamique des cours a été plus favorable pour ces deux métaux sur les six premiers mois de l'année. CMT, l'autre entreprise minière cotée, en a profité pour améliorer son chiffre d'affaires de 58% à 290 millions de DH. La société attribue également ses performances à un climat social plus serein ayant permis une activité normale de l'exploitation. Le résultat d'exploitation sectoriel a baissé de 42% à 550 millions de DH. Hors élément exceptionnel (Cession de Pumpi en RDC pour Managem), il s'inscrit en hausse de 29%. Les profits ont eux bondi de 133% à 365 millions de DH hors élément non récurrent.  Depuis juillet, les cours du cuivre et du zinc sont en retrait par rapport au niveau observé au deuxième semestre 2017. Ce repli pourrait impacter les performances des opérateurs miniers au deuxième semestre.

     

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