Culture

L’Boulevard 2018: Underground et bon enfant

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5354 Le 20/09/2018 | Partager
Une «nouvelle scène» bien installée
Des concerts, des spectacles de rue, des rencontres…
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Le public a assisté en direct à l’annonce des gagnants, et a pu applaudir les premier et deuxième prix respectifs des catégories rap/hip hop, rock/metal et fusion. Tous remonteront sur scène la semaine prochaine à l’issue de trois jours de formation intensive aux différents métiers de la musique offerte par L’Boulevard  (Ph. Ilias/Lboulevard)

Comme à l’accoutumée, le festival L’Boulevard a consacré la première partie de son évènement à la compétition Tremplin, qui a eu lieu du 14 au 16 septembre.

Fidèle à sa vocation première de soutien aux musiques urbaines marocaines et à son rôle de défricheur de talents, plusieurs groupes se sont succédé au RUC à Casablanca: Métal-rock, fusion, rap-hip hop… la relève de ce qu’il n’est plus opportun d’appeler «la nouvelle scène» est définitivement assurée.

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Si les journées sont consacrées à départager les candidats devant les yeux du public et du jury, les soirées sont également remplies de concerts, avec des groupes marocains et internationaux. (Ph. Ilias/Lboulevard)

Les six gagnants des différentes catégories bénéficient actuellement d’une formation accélérée. Entre les mains de professionnels, ils apprennent  les ficelles du métier: rédiger une fiche technique ou une biographie, faire une campagne de communication ou de promotion…

Les lauréats ont également pu côtoyer des artistes plus confirmés  qui ont occupé la scène pendant les soirées, que ce soit aux côtés des Belges Blacks Flowers et leur électro-jazz ethnique ou des  «metalleux» parisiens Rise of the Northsar ou encore des ténors de la scène marocaine regroupés dans un spéctacle «Are you experienced» en hommage à Amal Samie, alias «Tonton», journaliste, écrivain et fervent défenseur de L’Boulevard, disparu en janvier dernier.

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Le festival constitue encore aujourd’hui l’un des très rares espaces à offrir aux jeunes un appel  d’air de liberté dans un grand désert urbain. L’esprit alternatif de l’évènement continue à provoquer le rejet des conservateurs mais le festival est aujourd’hui reconnu à l’échelle nationale et internationale, grâce à la résilience de ses organisateurs
(Ph. Ilias/Lboulevard)

Les concerts reprendront, du 20 au 23 septembre, toujours sur la scène du RUC. Au programme, des spectacles qui promettent  de faire honneur à l’esprit découvreur du festival.

Les Grecs Septifichlesh attireront certainement les adeptes du Metal trempé de sonorités «heavy/trash», le poète urbain Oxmo Puccino alignera ses rimes sarcastiques,  les sonorités bien de chez nous de l’Orchestre national de Barbes feront écho au punk tout aussi local de ZWM et au rap contestataire de nos «mesfiouis» préférés «Shayfeen».

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Des ateliers, des spectacles de rue et un souk associatif ont pris place sur la pelouse du RUC, où entre 2 concerts, les festivaliers peuvent rencontrer  des jeunes créateurs, des professionnels du spectacle ou des acteurs associatifs (Ph. Ilias/Lboulevard)

Il y aura également une incursion au Sénégal avec Nix et quelques moments de nostalgie avec Africa Band et leur désormais célèbre «Tribute to Pink Floyd». Entre les concerts, les festivaliers pourront déambuler à travers le souk associatif, à la rencontre de jeunes créateurs, de  circassiens, de mouvements citoyens  et alternatifs et autres empêcheurs de tourner en rond bien sympathiques.

 

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