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    Régions

    Saison estivale record dans le Nord

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5344 Le 05/09/2018 | Partager
    Une fin de saison rallongée, au grand bonheur des professionnels du tourisme
    Martil, Mdiq, Oued Laou… les stars de la destination prises d’assaut
    A Tanger, les hôteliers profitent un peu moins de l’engouement pour la région
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    Les plages du Nord continuent d’accueillir les estivants, profitant pleinement de leurs dernières baignades avant la rentrée. Cette année, la côte tétouanaise a connu un grand rush (Ph. Adam)

    Profiter des vacances jusqu’à la fin, tel semble être le slogan des derniers estivants dans le Nord. Les plages de Tanger, Martil, Mdiq et Fnideq continuent de regorger de vacanciers à la recherche des derniers rayons de soleil, avant le retour au bureau, ou sur les bancs de l’école dès ce mercredi.

    De l’avis des professionnels du tourisme et de l’hôtellerie, le mois d’août a tenu ses promesses (en attendant la confirmation par les chiffres officiels), suffisamment pour faire oublier le lent démarrage de la saison, avec un mois de juillet très flasque.

    En effet, plusieurs vacanciers, et surtout des Marocains résidant à l’étranger, avaient retardé les vacances jusqu’au mois d’août. Certains préférant même les deux dernières semaines de ce mois pour profiter des jours fériés et de la fête du mouton. Ce qui, d’ailleurs, a rendu difficile le déroulement de la phase retour de l’opération Marhaba, avec des bouchons monstres et d’innombrables heures d’attente (cf. L’Economiste du 4 septembre, édition n° 5343).

    La côte tétouanaise avec les villes de Mdiq et de Fnideq est actuellement l’une des plus actives. Cette région a battu des records de taux d’occupation au sein de ses unités hôtelières et ce, dès les premiers jours de l’après-ramadan. Début août, elle a connu un véritable rush qui a laissé planer le risque de surbooking.

    La demande était telle que même la location d’appartements meublés, une des spécialités de la région, fût débordée face au nombre d’estivants. Certains témoignages parlent même de familles n’ayant pas trouvé où loger et qui ont dû passer la nuit à la belle étoile.

    Ce marché, en grande partie informel, est en effet le plus grand hébergeur de la région. Les intermédiaires, clés à la main, débauchent les clients à l’entrée même des villes. Une situation que l’on retrouve dans d’autres centres urbains comme Martil. Cette dernière a été littéralement prise d’assaut par les estivants.

    Dans cette bourgade, la location de chambres chez l’habitant, ou même celle d’appartements meublés, est un commerce florissant qui échappe en grande partie au contrôle. Auparavant, le tintement des clés à l’entrée des villes était le signal permettant la rencontre entre le locataire et le touriste. Aujourd’hui, des sites web ont pris le relais permettant à l’estivant de réserver et de préparer son séjour à l’avance.

    Dans d’autres agglomérations de la côte tétouanaise, la pression des estivants a été tout aussi importante. C’est le cas de Oued Laou qui a enregistré, lors des dernières années, une grande affluence, surtout depuis le réaménagement de la route côtière Tétouan-Jebha. Un succès qui s’est répété cette année aussi. Cette route a permis de réduire considérablement le temps du voyage, devenu aussi plus confortable avec des routes plus larges, plus sûres, et plus encourageantes pour les amateurs des côtes du Nord.

    La fréquentation au niveau de Tanger a, également, été très importante cette année, avec des niveaux similaires, sinon plus importants que ceux de l’année dernière. Même si, selon certains agents de voyages, les infrastructures hôtelières n’ont que moyennement profité de cette situation.

    L’informel continue de dominer

    Malgré un mois d’août bien animé, les retombées n’atteignent pas les niveaux escomptés. Pour bon nombre d’opérateurs touristiques, les visiteurs marocains, au contraire des touristes étrangers, passent en partie via des canaux informels, et ne profitent pas de manière directe au développement du secteur.
    Ce type de logement, s’il arrange le client à la recherche d’une formule flexible et peu contraignante, échappe à tout contrôle, tant au niveau de la qualité des prestations qu’au niveau sécuritaire. En outre, son caractère informel lui permet de ne pas s’acquitter de ses obligations en termes d’impôts et de taxes de séjour touristique. Sans compter la concurrence déloyale qu’il fait au secteur hôtelier structuré. Toutefois, le secteur formel s’est-il suffisamment remis en question, afin de livrer des formules adaptées aux attentes de la clientèle marocaine?

    De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

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