International

Le Kremlin en colère

Par L'Economiste | Edition N°:5333 Le 10/08/2018 | Partager
Il réagit contre les sanctions de Washington

Moins d’un mois après les échanges d’amabilités pendant le sommet d’Helsinki entre Donald Trump et Vladimir Poutine, l’heure est de nouveau à la confrontation. Le Kremlin a vivement dénoncé l’annonce des Etats-Unis de nouvelles sanctions économiques contre la Russie.

Et ce, en lien avec l’empoisonnement à l’agent innervant Novitchok au Royaume-Uni, qui font craindre une nouvelle escalade entre Moscou et Washington.Les sanctions envisagées par Washington, qui portent sur l’exportation de certains produits technologiques, comme des appareils ou de l’équipement électroniques, pourraient coûter «des centaines de millions de dollars» à l’économie russe, selon un responsable américain.

En cas de non respect de ces exigences, une deuxième salve de sanctions serait décrétée. Elles pourraient aller jusqu’à interdire les aéroports américains aux compagnies aériennes russes ou même suspendre les relations diplomatiques entre les deux pays.

Dès mercredi 8 août 2018, les marchés russes avaient chuté après des articles de la presse russe faisant état de la volonté de parlementaires américains de s’attaquer à la dette de l’Etat russe.

L’annonce de nouvelles sanctions a provoqué un coup de froid, jeudi 9 août 2018, à l’ouverture des marchés financiers russes. Les indices boursiers chutant et la monnaie russe tombant à son plus bas niveau en deux ans face au dollar, avant un retour au calme progressif en cours de journée.

Le ministre des Finances Anton Silouanov a assuré que le gouvernement et la banque centrale disposaient de «tous les instruments nécessaires pour garantir la stabilité financière». Tout en relevant que l’économie russe était devenue ces dernières années bien plus résistante aux chocs extérieurs.

Le message de Londres

Londres a salué les nouvelles mesures américaines comme «un message univoque à la Russie que son attitude impétueuse ne restera pas sans réponse». A Moscou, le ministère des Affaires étrangères a accusé Washington d’avoir «sciemment choisi le chemin de la confrontation dans les relations bilatérales qui sont déjà pratiquement réduites à zéro par ses propres efforts». Par la voix de sa porte-parole Maria Zakharova, il a averti qu’une riposte serait mise au point.

F. Z. T. avec agences

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