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    Turquie/Etats-Unis: Les relations toujours plus tendues

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5329 Le 06/08/2018 | Partager
    Erdogan demande le gel des avoirs américains
    Après des sanctions contre des ministres turcs
    L'embargo sera-t-il aussi imposé au Maroc?
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    Le ton monte entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue américain Donald Trump autour de la détention d'un pasteur américain (Ph. AFP)

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a demandé le gel en Turquie des avoirs des ministres américains de la Justice et de l'Intérieur (s'ils en ont). Cette décision est une réponse directe à la décision américaine de sanctionner les ministres turcs de l'Intérieur, Süleyman Soylu, et de la Justice, Abdülhamit Gül.

    Les deux ministres sont visés pour leur rôle présumé dans le procès qui vise Andrew Brunson, un pasteur américain accusé en Turquie d'activités «terroristes» et d'espionnage. Brunson, qui nie fermement ces accusations, a été placé en résidence surveillée la semaine dernière après un an et demi de détention.

    Les sanctions américaines consistent en la saisie des biens et avoirs de Soylu et Gül et à l'interdiction pour tout ressortissant américain de faire affaire avec ces responsables turcs.  Cet embargo sera-t-il, comme pour l'Iran, étendu aux opérateurs dans le monde? Le Maroc sera-t-il aussi concerné, alors que nombre d'entreprises turques, parfois soutenues par l'AKP, commercent avec le Maroc?

    Les deux ministres ont néanmoins assuré n'avoir aucun bien aux Etats-Unis, tout comme il est peu probable que les ministres américains visés par Erdogan en aient en Turquie. Ce qui rend ces sanctions très symboliques. Il est toutefois «significatif et sans précédent que deux alliés de l'Otan sanctionnent des membres de leurs gouvernements respectifs», souligne l'ex-diplomate américaine Amanda Sloat, désormais chercheuse pour le think tank Brookings Institution, citée par l’AFP.

    Des craintes pèseraient aussi sur les intérêts divergents des Alliés. Cette affaire pourrait raviver les tensions entre les deux pays, à un moment où l'économie turque, déjà fragile, pourrait être lourdement affectée par davantage de sanctions économiques.  S'exprimant au lendemain d'une rencontre avec son homologue turc, Mevlüt Cavusoglu, en marge d'un forum régional à Singapour, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo s'était montré optimiste.

    D'autres sujets épineux contribuent à tendre les rapports entre les deux pays. Ankara reproche notamment à Washington son soutien à une milice kurde en Syrie et son refus d'extrader le prédicateur Fethullah Gülen, que Erdogan désigne comme le cerveau du putsch avorté de juillet 2016.

    Installé aux Etats-Unis depuis 1999, l'intéressé dément toute implication. De leur côté, les Etats-Unis ont vivement protesté contre l'arrestation d'employés locaux des missions américaines en Turquie, accusés d'activités «terroristes».

    F. Z. T. avec agences

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