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    Analyse

    Marrakech, laboratoire de clusters

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5326 Le 01/08/2018 | Partager
    «Ménara», «Creative Interiors» et bientôt «l’Art de Vivre»
    Les professionnels surfent sur cette vague
    Stratégies communes, visibilité et performance… les objectifs
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    Le premier cluster à avoir vu le jour à Marrakech est Ménara. Il opère comme un facilitateur de collaboration entre les PME et entre ces dernières et les différents acteurs socioéconomiques en proposant des solutions pour surmonter les gaps

    Le «cluster» est la nouvelle stratégie apte à booster l’économie des PME. Marrakech, n’échappant pas au phénomène, a été choisie par le ministère du tourisme pour y mener son projet pilote. L’introduction du concept des clusters au sein d’une chaîne de valeur donnée permet d’apporter des bénéfices concrets aux citoyens de la région, notamment en termes d’emploi.

    Outre celui de l’art de vivre marocain initié par le département du tourisme, un autre cluster dédié au luxe porté par la CGEM a vu le jour en 2013. Trois ans plus tard, un autre regroupement en cluster, le Marrakech Creative Interiors Cluster (MCIC). Le projet du ministère du tourisme prévoit d'ailleurs une coopération avec d'autres groupements dans le cadre d'inter-clustering. Alors comment marchent les deux premiers?

    ■ Le Marrakech Creative Interiors Cluster
    Il regroupe plus d’une cinquantaine d’acteurs -boutiques, artisans, designers, décorateurs, centres de formation, institutions, et autres protagonistes pouvant participer au développement de la filière. Ces entreprises de décoration et d’ameublement bénéficient de l’accompagnement de l’Onudi, et du soutien efficace de Nizzar Ben Chekkroune, l’expert en développement Cluster pour Marrakech. Au programme, un plan d’action établi sur deux ans qui a pour objectif d’améliorer la performance des entreprises, leur positionnement, leur offre et surtout leur visibilité sur le marché national mais aussi international. C’est donc ensemble, que ces entreprises du même secteur et pourtant si différentes, se mobilisent et travaillent main dans la main pour créer des stratégies communes qui leur permettent de booster leurs performances et de faire connaître et reconnaître leur savoir-faire. Ces entreprises mettent aussi la main à la poche pour l’organisation du cluster puisqu’elles cotisent à raison de 4.000 DH par an. Comme elles sont nombreuses à s’être installées à Sidi Ghanem, le développement de la zone fait partie de la feuille de route du cluster. Signalisation, entretien, transport… sont des objectifs visant à motiver la venue du public. L’autre objectif est la différenciation des produits et de l’offre en mettant l’accent sur le service et le design, le développement des marques et de produits finis et l’amélioration de la visibilité des entreprises.

    ■ Cluster Ménara
    Porté par la CGEM, le cluster Ménara a bénéficié d'un contrat-programme avec le ministère de l’Industrie et du commerce et de Maroc PME sur une période de trois ans. Objectif : fédérer l’ensemble des acteurs du secteur notamment les agro-industriels, les universités ou les associations, autour d’une vision commune de l’innovation. A terme, l’ambition du cluster Menara est d’offrir une plateforme de premier ordre international pour le co-développement, la création de start-ups et l’investissement dans l’alimentaire et la cosmétique de luxe. On y retrouve des industriels comme Cartier Saada, Framaco, SITI, une industrie spécialisée dans le conditionnement du thé et des sachets cousus de luxe et bien d’autres. En plus des industriels de l’agroalimentaire, le cluster rassemble également des spécialistes de l’innovation dans l’artisanat comme Yahya ou Maison Méditerranée. A ce jour, Menara a labellisé 11 projets R&D collaboratifs, associant industrie et université comme les céréales infantiles ou les petits pots bébé à l’huile d’argan ou encore la valorisation des feuilles d’olivier pour usages cosmétiques et nutritionnels, le praline à l’Amlou… Parmi ces projets, la distillation par le solaire. Une expérience menée par l’université Cadi Ayyad au Centre National d’études et de recherches sur l’Eau et l’Energie (CNEREE) et les professionnels de la distillation des plantes aromatiques et médicinales de la région de Marrakech-Safi et l’université Cadi Ayyad. L’objectif est de valoriser la recherche académique par des essais dans les conditions réelles de fabrication et d’être proche des problématiques des industriels afin d’optimiser l’installation pilote.

     

     

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