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    Fête du Trône/Attijariwafa bank confiante sur la maîtrise des risques

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5324 Le 27/07/2018 | Partager
    33% du PNB et 30% du résultat net part groupe viennent de l’Afrique
    Le respect de la réglementation et la diversification des investissements, une prémunition contre les chocs
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    Ismail Douiri, directeur général du groupe Attijariwafa bank 
     

    - L’Economiste:  Quelle analyse faites-vous de vos activités africaines? 
    - Ismail Douiri:
    Cela peut paraître évident, mais d’abord, nous ne sommes que très marginalement présents en dehors du continent africain, puisque notre seule présence sous la forme de réseau de distribution et/ou d’agrément réglementaire se situe en Europe et au Moyen-Orient. De plus, cette présence a été initiée depuis plus de 40 ans pour répondre aux besoins financiers des MRE et des entreprises marocaines exportatrices et importatrices. Si on exclut le Maroc et cette présence internationale historique, notre activité dans les autres pays africains a généré en 2017 près de 33% de notre produit net bancaire (l’équivalent du chiffre d’affaires pour une banque) et 30% de notre résultat net consolidé part du groupe. 
    Le positionnement du groupe Attijariwafa bank sur le continent africain, qui a débuté avec l’entrée en Tunisie en 2005, est celui d’une banque universelle ciblant, dans chaque pays, non seulement la clientèle traditionnelle des banques, grandes entreprises et clients particuliers aisés, mais aussi les classes moyennes émergentes et les PME/TPE. Il s’accompagne parfois de la présence directe de certaines de nos filiales marocaines, comme Wafa Assurance, Wafasalaf ou Wafacash, qui ont leurs stratégies respectives de développement à l’international. 
    Grâce à une stratégie de développement à l’international disciplinée et progressive, nous avons pu créer de la valeur pour nos clients, nos actionnaires et nos collaborateurs sans changer le profil de risque du groupe.

    - Pourtant les agences de notation sont inquiètes de l’expansion des banques en Afrique subsaharienne puisqu’elle ouvre de nouveaux canaux de transmission des risques. Quels sont les principaux points de vigilance? 
    - Les agences de notation ont des méthodologies qui leur sont propres et qui se basent sur une hiérarchie dans les notations des risques. Elles considèrent que le meilleur risque dans un pays donné, c’est le risque souverain, c’est-à-dire celui de l’Etat. Or, à l’exception du Botswana, le Maroc dispose aujourd’hui du meilleur rating souverain de tout le continent africain (BBB- chez S&P et l’équivalent chez les autres agences). Donc, tout investissement que ferait une entreprise marocaine dans tout autre pays africain (à l’exception du Botswana) dégraderait, selon ces critères, le profil de risque de cette entreprise. 
    Dans notre cas, la stratégie est celle d’une banque universelle à forte composante de banque de détail, donc qui collecte localement des dépôts et les emploie au profit des emprunteurs du même pays, tout en offrant aux clients des instruments favorisant le commerce et les investissements nationaux et internationaux, et les transferts des migrants. Nous avons mis en place dès le début de notre développement international toutes les règles de gouvernance et les dispositifs qui nous permettent, au Maroc, depuis plusieurs décennies d’avoir et de maintenir les meilleurs indicateurs de risque. Nous veillons aussi au strict respect de toutes les réglementations, dont celles de Bank Al-Maghrib en matière de gestion des risques pays. Nous pensons que ce dispositif, couplé à la diversification de nos investissements et de nos actifs, ainsi qu’à une approche proactive, est à même de nous prémunir contre tout choc brutal ou inattendu.

    - Vous êtes peu présents dans les pays anglophones plus dynamiques. Avez-vous des projets? 
    - La stratégie de développement à l’international, revue et mise à jour régulièrement avec nos instances de gouvernance, tient compte de plusieurs facteurs, parmi lesquels la facilité pour nos équipes de comprendre rapidement la réglementation et de collaborer avec les équipes locales pour mener à bien des projets communs. Ces projets sont précisément la source de création de valeur, puisqu’ils permettent de capturer les meilleures pratiques et les synergies entre toutes les entités de notre groupe. 
    C’est ainsi que 13 ans après notre entrée en Tunisie, le seul pays africain non francophone dans lequel nous nous sommes implantés est l’Egypte, mais c’est un pays avec lequel nous partageons notre langue nationale l’arabe, et qui utilise l’anglais dans certains documents de travail techniques, une langue très largement comprise et pratiquée par nos équipes marocaines. Nous n’avons donc ressenti aucune gêne liée à la langue dans la mise en œuvre de nos projets en Egypte. Nous avons même réussi très récemment à basculer avec succès les systèmes d’information de notre filiale Attijariwafa bank Egypt de ceux de Barclays vers ceux d’Attijariwafa bank en moins de 13 mois, ce qui est un exploit, de l’avis de tous les experts consultés. 
    La langue n’est qu’une dimension dans l’analyse de nos opportunités d’investissement et nous pouvons désormais dire que cette dimension n’est pas la plus importante. 
     

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