×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Culture

    Musées à Fès: Nouvelle impulsion pour la rénovation

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5319 Le 20/07/2018 | Partager
    Des édifices à la mémoire de la culture arabe, musulmane et judaïque…
    «Le but est d’instaurer une véritable évolution dans le domaine muséal», estime Qotbi
    musee-fes.jpg

    Pour Mehdi Qotbi, «la rénovation des musées donne l’occasion aux Marocains de connaître la richesse et la diversité de la mémoire nationale». Ici le président de la FNM (au centre) est entouré par Saïd Zniber, wali de la région, Armand Guigui, président de la communauté juive (à gauche), et Driss El Azami El Idrissi, maire de Fès (à droite) (Ph MQ)

     IL y a deux ans, Mehdi Qotbi lançait la restauration du musée Batha, à Fès. Connu aussi sous le nom de «Dar Snah» (maison des armes), il fut à l’origine un palais d’audience et une résidence estivale construite à la fin du XIXe siècle par le Sultan Moulay Hassan 1er, l’édifice renaîtra comme «musée de l’art de l’Islam». Ce, «en parfaite concordance avec la vision du Roi», souligne le président de la Fondation nationale des musées (FNM). 
    En visite à Meknès et Fès, les 17 et 18 juillet, ce dernier s’est enquis des travaux de restauration de Dar Jamaï et Borj Bel Kari dans la capitale ismaïlienne, et du musée Batha et du futur musée de la culture juive, à Fès. 
    Pour les deux premiers, ils seront rouverts vers fin 2019. Selon Qotbi, «les travaux de rénovation de Dar Jamaï atteignent les 80%. D’ici 3 mois au maximum, le chantier sera achevé».  Pour ceux qui ne le connaissent pas, le musée Dar Jamaï est à l’origine une résidence privée construite en 1882. De type hispano-mauresque, ce majestueux palais appartenait à Mohamed Ben Larbi Jamaï, grand vizir du Sultan Moulay Hassan 1er (1873 – 1894). Classée monument historique, la majeure partie de la collection de cette maison est constituée d’objets datant du XIXe et  XXe siècles.
    Par ailleurs, la restauration du musée Dar Bel Kari, réservé à la poterie préhistorique, antique et islamique du royaume, est terminée. «Mais reste son équipement d’une barre pour transporter et faciliter l’accès aux personnes à mobilité réduite, et en même temps faire la scénographie», précise le patron de la FNM. Signalons que Borj Bel Kari est une vitrine de la poterie du Rif et du Pré-Rif. Ouvert en 2004, ce musée tient son nom de Borj Bel Kari, qui fait partie de la célèbre muraille ismaélienne construite par le Sultan Moulay Ismail. Celle-ci avait un rôle important dans le système défensif de la ville de Meknès. Vu son importance historique et architecturale, le bastion de Borj Bel Kari a été classé monument historique dès 1932. En tout cas, les deux musées de Meknès seront ouverts vers fin 2019. Bien avant, la capitale spirituelle célébrera la réouverture du «musée de l’art de l’Islam». L’ancien musée Batha «rouvrira ses portes durant le printemps 2019». «Ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie élaborée par la FNM pour la rénovation des musées au Maroc. Ceci, afin de pouvoir les rendre à la fois accessibles et ouverts», déclare Qotbi. «Conformément aux instructions de SM le Roi, nous sommes en train d’enclencher une véritable «évolution» culturelle dans le domaine muséal», poursuit-il. L’objectif est de donner aux Marocains la possibilité d’aller dans les musées, connaître leur histoire et leur patrimoine. Ainsi, la rénovation du musée d’Al Batha est en elle-même un «événement extraordinaire». «C’est une forme d’éducation vis-à-vis des Marocains en leur montrant ce qu’ils ont comme richesses nationale, patrimoniale et historique». Dans cette optique, le président de la FNM encourage la création d’un musée de la mémoire juive marocaine à Fès. 
    A ce titre, il a déjà entamé les discussions avec le wali de la région, le maire de la ville, et le président de la communauté juive. Pour lui, «faire en ce moment un musée à la mémoire judaïque marocaine, n’est pas anodin. Il est important d’envoyer des messages au monde et montrer que le Maroc est fier de cette composante de son histoire. Imaginez ce message adressé à partir de la ville de Fès comme symbole, à la fois grâce à un musée arabo-musulman et un musée de la mémoire du judaïsme marocain», conclut Qotbi.

    Le montage financier

    montagne-financier.jpg
     

    Signalons qu’en matière de financement, la création du «musée de la culture juive» bénéficiera d’un appui dans le cadre du programme complémentaire pour la valorisation de la médina. Lancé par le Souverain, le 14 mai dernier, ce programme de 583 millions de DH réserve 109,5 millions de DH aux monuments historiques et lieux emblématiques.
    Et le musée judaïque en fait partie. Concrètement, le projet consiste en la démolition des structures existantes (un petit musée et une ancienne école) et la reconstruction de 3 niveaux sur une superficie de 430 m2. Sis au quartier Mellah, ce projet nécessitera un budget prévisionnel de 10 millions de DH et 18 mois de travaux intenses.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc