Régions

Stress hydrique: Le Souss cherche des issues

Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:5319 Le 20/07/2018 | Partager
Intégrer la région dans le projet de transfert de l’excédent des eaux du nord vers le sud
La solution proposée par les istiqlaliens pour assurer la survie de l’agriculture
Le projet des autoroutes de l’eau toujours en phase d’études...
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 Le Souss Massa, grenier du Maroc, vit sous stress hydrique. L’intégration de la région dans le projet de transfert de l’excédent des eaux du nord du Maroc vers le sud est une des solutions proposées par le Parti de l’Istiqlal pour assurer la durabilité du secteur agricole  (Ph. F.N) 

La gestion du stress hydrique est une priorité pour la Région Souss Massa. C’est l’un des points vivement débattu lors de la rencontre régionale de l’Alliance des istiqlaliens (AEI) qui s’est tenue récemment à Agadir sous le thème «Souss Massa: Quelle thérapie pour un potentiel en mal de croissance». «Il est impératif de mettre en place les moyens nécessaires pour atteindre une croissance économique bénéfique aux besoins des populations», explique Abdellatif Maâzouz, président de l’AEI. Le Souss Massa étant une région agricole par excellence, l’accent a donc été mis sur l’importance de trouver des alternatives aux contraintes hydriques qui menacent la pérennité de ce levier économique local qu’est l’agriculture. 

Les istiqlaliens ont dans ce sens focalisé le débat sur la question des autoroutes de l’eau, officiellement connu sous le nom de «Schéma national de transfert des eaux des bassins excédentaires vers les bassins déficitaires». «Il est important d’intégrer le Souss dans le projet de transfert de l’excédent des eaux du nord du Maroc vers le sud, à elle seule, cette région assure près de 70% de la production des  fruits et légumes au niveau national», a souligné Abdessamad Kayouh, coordinateur régional du Parti de l’Istiqlal. A noter que le projet des autoroutes de l’eau tarde à sortir car il est toujours en phase d’études.

En attendant, la région Souss Massa s’est lancée dans la construction d’une méga-station de dessalement de l’eau de mer pour la production d’eau dessalée pour l’approvisionnement du périmètre irrigué, en substitution des volumes sur-prélevés sur la nappe, qui accuse un déficit de près de 90 millions de m3 par an, calculé comme la différence entre le volume renouvelable de la nappe et les prélèvements qui y sont effectués. Ce projet, initié par le ministère de l’Agriculture, permettra également de combler les besoins en eau potable du Grand Agadir.

Etant donné l’importance de ce projet vivement souhaité par les producteurs-exportateurs, les souscriptions lancées, il y a quelques mois, vont bon train. Toutefois, pour les istiqlaliens, ce projet à lui seul ne suffit pas, il doit aller de pair avec d’autres solutions, l’autoroute de l’eau notamment. L’optique étant de donner un vrai élan économique à la région et lui éviter de rester sous le joug de la menace hydrique. Il faut préciser, par ailleurs, que de manière plus globale, la rencontre organisée  à Agadir a permis de présenter «Le modèle égalitaire pour un développement humain durable au Maroc» du Parti de l’Istiqlal. Un projet axé sur la bonne gouvernance, la santé, l’enseignement, l’emploi, le développement humain, l’amélioration de la compétitivité et de l’attractivité économique, de même que le bon positionnement du Maroc au niveau technologique.

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