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    Analyse

    Malgré un moral au plus haut… La consommation des ménages décélère

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5319 Le 20/07/2018 | Partager
    La hausse de leurs dépenses ralentit depuis trois trimestres
    L'inflation et le chômage... contrarient leurs dépenses
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    La consommation des ménages faiblit depuis trois trimestres. La reprise de l'inflation et un sentiment de vulnérabilité économique encore très répandu pèsent sur leurs dépenses

    L'indice de confiance des ménages  poursuit son amélioration pour afficher un plus haut sur dix ans à 87,3 points entre avril et juin 2018. Paradoxalement, la croissance des dépenses de consommation des ménages, elle, suit un mouvement inverse. Il y a souvent des décalages entre les déclarations et le comportement de consommation. La hausse des dépenses de consommation des ménages a ralenti à 2,9% au 2e trimestre 2018 contre 3,6% le trimestre précédent et une moyenne à plus de 4% en 2017. Le stimulus supplémentaire attendu n'est pas au rendez-vous. 

    Lorsque l'indice de confiance a frôlé ou dépassé 85% les années antérieures, les dépenses de consommation des ménages se sont mieux comportées en particulier en 2011 avec des pics de croissance à plus de 10% (3e et 4e trimestres). Ce dynamisme a été en partie soutenu par la faiblesse de l'inflation (0,9% en moyenne). Mais, la comparaison avec cette période n'est pas vraiment appropriée puisqu'en sept ans le contexte a évolué et certains indicateurs, notamment le taux de chômage, se sont dégradés, pesant sur les dépenses des ménages. Certes, les transferts des MRE (+8,5% à fin mai) demeurent un soutien important pour les achats des ménages, mais, la vigueur de l'inflation rogne le pouvoir d'achat. La hausse des prix a été de 2,3% en moyenne sur les cinq premiers mois de l'année contre 0,9% sur la même période en 2017. Un changement tout de même entre les deux périodes. Les pondérations de quelques rubriques ont été révisées pour refléter les dernières données sur la consommation et les dépenses des ménages. 

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    6 ménages sur 10 prévoient une stagnation ou une dégradation de leur niveau de vie à court terme

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    L'indice de confiance des ménages affiche un plus haut en dix ans au deuxième trimestre 2018 à 87,3 points. Mais sa traduction sur leurs dépenses est moins robuste que les années où l'indice frôlait ou dépassait 85%

    Les prix devraient continuer à augmenter dans les mêmes proportions qu'en début d'année. Bank Al-Maghrib table sur une inflation moyenne de 2,4%. La perception des ménages sur cet indicateur rejoint les prévisions. Le solde d'opinion est resté négatif à 84 points. Les craintes d'une dégradation du niveau de vie pousseraient les ménages à temporiser leurs achats. Ils sont encore nombreux (six ménages sur dix) à prévoir une stagnation ou une dégradation de leur niveau de vie à court terme. La vulnérabilité économique reste très répandue et les chiffres du chômage ne rassurent pas beaucoup. Il se situe en moyenne autour de 10% avec des niveaux très élevés chez les jeunes et les personnes qualifiées. Par ailleurs, l'analyse du taux de chômage est biaisée par la baisse continue du taux d'activité. 

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