Analyse

Millennium challenge: 1er bilan pour le Compact II

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5318 Le 19/07/2018 | Partager
Les projets programmés en convergence avec les réformes lancées
Rabat accapare l’une des plus importantes sommes accordées par l’agence américaine
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Actuellement, le Maroc est considéré comme l'un des pays ayant le plus profité du MCA 
(Ph. Bziouat) (Les visages ont été modifiés)

«La méthodologie de mise en œuvre de ce programme et son modèle de gouvernance sont décisifs pour atteindre les objectifs fixés». C’est ce qu’a souligné Saâdeddine El Othmani, lors de la réunion du Comité d’orientation stratégique du Compact II du Millennium challenge account (MCA), tenue vendredi dernier à Rabat. A l’instar de son prédécesseur, Abdelilah Benkirane, l’actuel chef du gouvernement a appelé à dupliquer ce modèle dans d’autres projets, notamment ceux portant sur la promotion des investissements et sur le développement humain. Après la clôture du Compact I, Rabat avait signé les conventions d’une 2e phase de ce programme d’appui financé par les Etats-Unis en 2015. Elles sont entrées en vigueur en juin 2017. Après une année de mise en œuvre, les responsables de ce programme assurent que l’essentiel des mesures préalables ont été lancées. La prochaine période sera dédiée à l’exécution opérationnelle des projets prévus dans les deux axes, à savoir l’éducation et la formation pour l’employabilité des jeunes, en plus de la mise à niveau de la politique foncière.
Actuellement, le Maroc est considéré comme l’un des pays ayant le plus profité du MCA. Après un budget de 697 millions de dollars ayant financé les projets du Compact I, 450 millions de dollars sont dédiés au Compact II. «C’est l’un des plus importants montants accordés, équivalent à 10% de la somme totale engagée», ont souligné les responsables en charge de ce dossier, lors d’une conférence tenue hier à Rabat. A ce montant s’ajoute une contribution du gouvernement marocain, équivalente à 15% au moins de l’apport américain. Concrètement, la task-force en charge des projets lancés dispose de «suffisamment de ressources pour atteindre les objectifs fixés», selon Walter Siouffi, directeur résident du MCC au Maroc. Il s’agit de redresser certaines contraintes qui entravent la dynamique de développement. Celles-ci ont été identifiées par le gouvernement marocain, en partenariat avec la Banque africaine de développement. L’idée est d’apporter des réponses innovantes, à lancer dans le cadre d’expériences pilotes. Elles pourront par la suite être dupliquées à l’échelle nationale, est-il noté.
Les projets lancés dans le cadre de ce Compact II, portant sur l’éducation et la formation ainsi que sur le foncier, interviennent à un moment où le Maroc démarre la mise en œuvre de nouvelles politiques publiques dans ces domaines. Pour Abdelghani Lakhdar, de l’agence MCA, cette question a été résolue en amont. Les responsables du MCA se sont assurés de la convergence de ces projets avec les stratégies que compte lancer le gouvernement avant leur démarrage. 

 

 

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