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    International

    Migration: Des fonds européens pour l'Afrique

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5310 Le 09/07/2018 | Partager
    90,5 millions d'euros approuvés par la Commission européenne
    10.000 gardes-frontières dès 2020 pour renforcer la protection des frontières de l'UE

    Trois nouveaux programmes relatifs à la migration en Afrique du Nord, pour un montant total de 90,5 millions d'euros viennent d'être approuvés par la Commission européenne.
    Relevant du fonds fiduciaire de l'Union européenne pour l'Afrique, ces fonds visent à accroître l'aide de l'UE en faveur des réfugiés et des migrants vulnérables et à améliorer les capacités de gestion des frontières des pays partenaires, dont le Maroc. Ils font suite à l'engagement pris lors du Conseil européen du 28 juin 2018 d'intensifier l'aide le long de la route de la Méditerranée centrale en faveur des communautés côtières et méridionales. Les nouveaux programmes devraient compléter les efforts déployés par l'UE dans la région. Le programme de gestion des frontières de la région du Maghreb, d'une valeur de 55 millions d'euros, soutiendrait les efforts consentis par le Maroc et la Tunisie pour le sauvetage des vies humaines en mer, l'amélioration de la gestion des frontières maritimes et la lutte contre les passeurs opérant dans la région.

    L'Union Européenne compte renforcer, avec 6,5 millions d'euros supplémentaires, son aide aux migrants vulnérables et appuyer la stratégie nationale du Maroc en matière de migration, adoptée en 2014. Elle compte aussi renforcer son aide en faveur de la protection des réfugiés et des migrants en Libye. Elle ciblera en particulier  «les points de débarquement, les centres de rétention, les régions méridionales désertiques éloignées et le milieu urbain».
    Le programme d'approche intégrée de la protection et d'aide d'urgence aux migrants vulnérables et bloqués en Libye, d'une valeur de 29 millions d'euros, sera mis en œuvre conjointement avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Il encouragera aussi les initiatives visant à ouvrir des perspectives économiques aux migrants sur le marché du travail national, en concertation avec le ministère libyen du travail.

    Par ailleurs, dans un contexte de durcissement de la politique migratoire en Europe, la Commission européenne va présenter des propositions en septembre pour renforcer la protection des frontières extérieures de l'UE dès 2020 et avec 10.000 gardes-frontières. Lors d'une conférence de presse à Vienne à l'occasion du début de la présidence autrichienne de l'Union, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne a expliqué que «nous avions initialement prévu de déployer 10.000 gardes-frontières d'ici 2027. Nous avançons maintenant (cet objectif) à 2020».  L'Autriche a fait de la question migratoire l'une des principales priorités de sa présidence semestrielle. Lors de leur sommet fin juin à Bruxelles, les dirigeants des 28 sont convenus d'augmenter les moyens de l'Agence européenne des gardes-frontières et des gardes-côtes (Frontex), en lui donnant plus de ressources financières, mais sans donner de chiffres.

    Effet temporaire sur le chômage

    Chômage, croissance, finances publiques... Le coût de l'immigration est difficile à évaluer puisque les situations varient.  Mais l'afflux massif de réfugiés peut avoir un impact à court terme sur le taux de chômage, dans certaines régions et sur certains segments de population. Un effet négatif jugé temporaire par nombre d'économistes. «En moyenne, et à long terme, les études convergent pour dire que l'immigration n'a pas d'effet négatif sur l'emploi», insiste Anthony Edo, chercheur au Centre d'études prospectives et d'informations internationales (Cepii). «Il n'y a pas de doute, les migrations accroissent le produit intérieur brut» des pays d'accueil, en stimulant la consommation et l'activité, assure Jean-Christophe Dumont, chef du département migrations à l'OCDE.

    K. M. avec agences

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