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    Une embellie sur le front de l’emploi

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5310 Le 09/07/2018 | Partager
    Mais stagnation des salaires
    En France, le recrutement des cadres progresserait de 4,5% cette année
    La pénurie de talents n’a jamais été aussi forte

    La tendance est au redressement de l’emploi, mais sans progression parallèle des salaires. C’est le constat dressé par l’OCDE dans son édition 2018 des perspectives de l’emploi. La stagnation des salaires tient à plusieurs facteurs, notamment au faible niveau de l’inflation et au ralentissement marqué de la productivité, ainsi qu’à l’accroissement des emplois à bas salaire. Cette situation met en évidence «non seulement les changements structurels à l’œuvre dans nos économies, que la crise financière a accentués et accélérés, mais aussi l’impérieuse nécessité pour les pays de soutenir les travailleurs, et plus particulièrement les moins qualifiés d’entre eux», a indiqué Angel Gurría, le Secrétaire général de l’OCDE. 
    L’étude indique que le taux d’emploi des 15-74 ans s’élevait à 61,7% fin 2017 dans la zone OCDE.

    Pour la première fois, on dénombre davantage d’actifs occupés aujourd’hui qu’avant la crise. Selon les estimations, le taux d’emploi devrait atteindre 62,1% d’ici la fin de l’année 2018 et 62,5% au 4e trimestre 2019. Certaines des améliorations les plus notables concernent les catégories défavorisées, comme les travailleurs âgés, les mères de jeunes enfants, les jeunes ou les immigrés. Dans la plupart des pays, le taux de chômage se situe en deçà, ou presque, du taux constaté avant la crise. Les offres d’emploi ont également atteint un niveau record au Japon, dans la zone euro, aux Etats-Unis et en Australie. 

    Le marché français se porte bien

    Par rapport aux prévisions du chômage, le taux observé à l’échelle de l’OCDE devrait rester orienté à la baisse, pour s’établir à 5,3% à fin 2018 puis à 5,1% à fin 2019. Pour autant, les performances restent inégales en termes de qualité et de sécurité des emplois, notamment au regard de l’augmentation du taux de pauvreté parmi la population en âge de travailler, atteignant 10,6% en 2015, contre 9,6% une décennie plus tôt. 
    L’OCDE préconise de mettre en place des systèmes d’enseignement et de formation de qualité, afin d’offrir des possibilités de formation tout au long de la vie. Les données montrent en effet que les travailleurs peu qualifiés ont trois fois moins de chances que leurs homologues hautement qualifiés de bénéficier d’une formation. 
    Selon les toutes dernières prévisions de l’Apec (Association pour l’emploi des cadres, basée à Paris), le nombre de recrutements de cadres devrait augmenter de 4,5% en 2018, après une année 2017 exceptionnelle. Il s’établirait à 251.000 en 2018. Dans un contexte où la croissance économique ralentirait cette année, mais serait pérenne et installée, ce volume atteindrait le seuil des 260.000 recrutements en 2020. «Ces niveaux élevés traduisent un marché de l’emploi cadre dynamique et des besoins plus importants en compétences cadres pour accompagner les transformations en entreprise», selon Jean-Marie Marx, directeur général de l’Apec. Toutefois, certains aléas économiques (cours du pétrole, tensions protectionnistes et commerciales, etc.) et politiques (conséquences des dernières élections en Italie, etc.) pourraient perturber ces prévisions.
    D’après le baromètre trimestriel de l’Apec du 3e trimestre 2018 à paraître, 29% des entreprises interrogées jugent que leur environnement économique s’est amélioré. Une proportion stable. Elles sont relativement moins nombreuses à juger qu’il s’est dégradé: 11% contre 13%. En outre, 46% ayant recruté au moins un cadre au 2e trimestre 2018 déclarent que leur volume d’embauche est plus élevé qu’un an auparavant (contre 40% au 2e trimestre 2017) et 17% qu’il est en recul (contre 23%).

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    Pour une stratégie de gestion des talents

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    Alors que l’économie mondiale sort de dix années de croissance plus ou moins marquée, les employeurs sont de plus en plus optimistes et les intentions d’embauche sont sensiblement plus prometteuses. Une excellente tendance qui fait cependant face à un obstacle, relève le dernier baromètre ManpowerGroup des perspectives d’emploi.  Amplifiée par l’évolution des besoins en compétences à l’heure de la transformation digitale, la pénurie de talents n’a jamais été aussi forte. Une situation qui impose aux chefs d’entreprise, tous secteurs d’activité confondus, de remettre en question leur stratégie de gestion des talents.
    Près de 45% des employeurs interrogés disent ne pas réussir à trouver les profils qui leur font défaut – un chiffre record depuis 12 ans. De l’industrie manufacturière aux industries extractives, en passant par le transport et le commerce, les employeurs de tous les secteurs d’activité disent rencontrer des difficultés à trouver les profils qui rassemblent les compétences techniques et comportementales requises pour occuper les postes qu’ils cherchent à pourvoir. Les employeurs du Japon (89%), de Roumanie (81%) et de Taïwan (78%) sont ceux qui font état des plus grandes difficultés à recruter. Leurs homologues chinois (13%), irlandais (18%) et britanniques (19%) sont, à l’opposé, ceux qui disent pâtir le moins des effets de la raréfaction des talents. En France, les difficultés de recrutement concernent 29% des chefs d’entreprise interrogés, plaçant les employeurs de l’Hexagone parmi ceux qui se disent les moins touchés par cette tendance mondiale.
    Sur les dix dernières années, les ouvriers qualifiés (électriciens, soudeurs, mécaniciens…) ainsi que les commerciaux, les ingénieurs, les chauffeurs et les techniciens constituent le top 5 des métiers les plus recherchés dans le monde. Dopés par la croissance du commerce en ligne, les besoins dans les métiers liés à la logistique et au service client connaissent une forte progression. Mais ces métiers sont bien différents de ce qu’ils étaient il y a dix ans et continuent d’évoluer, ce qui requiert de nouvelles compétences et formations.

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