De bonnes sources

Ritz compte construire une usine au Maroc

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5307 Le 04/07/2018 | Partager
Le producteur de transformateurs électriques lance sa filiale marocaine
Des négociations en cours avec les principaux clients
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Ingmar Grambow, président général manager de Ritz International : «Nous tablons sur environ 10 millions d’euros de chiffre d’affaires à réaliser depuis le Maroc. Il n’y a pas de seuil pour le montant d’investissement. Tout dépend de ce que nous allons obtenir des négociations que nous menons actuellement avec nos partenaires, notamment Siemens» (Ph. Ritz)

La multinationale Ritz Instruments annonce la création de sa filiale marocaine, Ritz Instrument Transformers Maroc. L’annonce a été faite le 26 juin dernier en marge de la 3e édition du salon d’affaires du German Business Center (GBC). De passage au Maroc, le top management du groupe a procédé au lancement officiel de la filiale locale. Pour l’heure, l’activité est uniquement commerciale.

«D’ici, nous allons nous développer ou installer un peu plus tard une usine de production», annonce Ingmar Grambow, président général manager de Ritz International. Cependant, le management reste plutôt vague sur le montant de l’investissement.

Ritz est spécialisé dans la production de transformateurs électriques basse et moyenne tension. Ses principaux clients au Maroc sont Siemens, ABB, Schneider Electric, les producteurs d’énergie électrique (ONEE…), les grandes usines ou encore l’ONCF, pour lesquels il produit des pièces sur-mesure. Il est spécialisé dans la production de petites séries et demandant un savoir-faire hautement technique.

«C’est notre art et en même temps une protection pour nous», fait valoir Ingmar Grambow. L’essentiel du chiffre d’affaires de Ritz est réalisé via appels d’offres. 95% de ses ventes sont réalisées sur commande. Le groupe a fait le choix de ne pas produire en masse. C’est un créneau qu’il assume depuis des années.

Cet argument a fait sa réussite en Chine où l’industriel a eu l’exclusivité sur le chantier de chemin de fer, avec des transformateurs montés en Autriche. En 2017, le groupe a réalisé plus de 135 millions d’euros de chiffre d’affaires avec ses implantations en Autriche (Marchtrenk), Hongrie (Kecskemèt), Chine (Shanghai), Etats-Unis (Hartwell).

L’implantation marocaine représente un pas stratégique pour le groupe allemand, qui compte s’ouvrir sur le marché africain. Sa stratégie sur le continent tient compte des plans de chaque pays pour les infrastructures. L’idée est d’établir un circuit direct court entre ses unités de production et le client final, pour réduire le prix de ses transformateurs. Le constat est que le prix final est élevé (car chaque intermédiaire prend une marge). Des marges énormes vont disparaître.

En fonction des produits, le groupe table sur une réduction du tiers du prix sur le marché. En plus de la production de transformateurs, Ritz réalise des études techniques pour le compte de ses clients: détection du besoin en tenant compte des caractéristiques du projet, design...

«Par exemple, le service technique pour des opérateurs publics marocains est facturé par nos clients à 5.000 euros, alors que nous le facturons à 3.000 euros», révèle Grambow. Le continent connaît une effervescence sur le plan urbanistique. D’où une demande de plus en plus importante pour ce type d’équipements.

L’implantation au Maroc va permettre de raccourcir les délais de livraison et les coûts de transport vont être considérablement réduits. Les usines les plus proches sont celles de l’Allemagne (environ 3.400 km par la route) et de la Hongrie (environ 3.800 km).

 

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