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Economie

Détroit: Jusqu'à 30 heures d'attente au port d’Algésiras

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5282 Le 29/05/2018 | Partager
Le port espagnol peine à maintenir le rythme au grand dam des opérateurs
Un seul scanner pour traiter les importations en grande partie issues du Maroc
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Le centre de contrôle frontalier à Algésiras peine à suivre le rythme et fait subir aux importations, en grande partie issues du Maroc, des délais d’attente allant jusqu’à 30 heures (Ph. Adam)

Les associations de transitaires et opérateurs espagnols crient au désespoir à Algésiras. Les installations du centre de contrôle des importations du port espagnol enregistrent actuellement des temps d’attente de près de 30 heures, une situation qui traîne et s’enlise depuis plusieurs années.

A travers ce centre, transitent les marchandises importées, dont une grande partie issue du Maroc, ce qui ne manque pas d’affecter le trafic au port d'Algésiras. L’une des raisons invoquées par les autorités espagnoles est le manque de moyens humains, mais celui des moyens techniques est lui aussi mis à l’index. 

Alors que le port de TangerMed dispose de sept scanners et d’un 8e en cours de montage, celui d’Algésiras n’en dispose que d’un seul à l’import, ce qui ne cesse de créer de véritables nœuds d’étranglement au niveau du transit. Cette situation empire lors des périodes d’entretien de ses installations où les délais se trouvent davantage rallongés.

Même le collège officiel des agents de douane espagnols s’est plaint récemment du manque de personnel dans le service des douanes en plus de celui du contrôle des importations. Il y a quelques semaines, ce collège parlait de retards allant jusqu’à 72 heures dans le transit global des marchandises au port d’Algésiras. 

Au port TangerMed, on reste pour l’instant confiant. Le complexe a su diversifier ses connexions et réduire sa dépendance du port d’Algésiras en mettant en place plusieurs connexions avec des ports espagnols et européens en dehors de la région du détroit. Et ces lignes connaissent un franc succès car bon nombre d’opérateurs essaient d’éviter Algésiras, surtout pour les marchandises périssables.

Première gagnante, la connexion quotidienne reliant TangerMed à Motril qui, lors des trois premiers mois de l’année, a réussi à transporter plus de 3.500 camions et la tendance est à la hausse. Un autre cas, celui de la liaison avec Vigo qui, avec plusieurs voyages par semaine, a réussi à connecter plusieurs équipementiers avec les usines automobiles de cette région espagnole.

Les autorités espagnoles ont annoncé dernièrement avoir procédé au recrutement de trois nouveaux employés pour le Centre d’inspection frontalier qui intégreront leurs postes dès ce lundi. Mais ceci ne risque pas de changer la donne vu que ces recrutements ne font que remplacer des départs antérieurs.

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