Entreprises

Projets structurants: SGTM sur tous les fronts

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5282 Le 29/05/2018 | Partager
Ports, ouvrages d’art, viadus, barrages, infrastructures…
Nador West Med, LGV, théâtre de Rabat… des références solides
A Casablanca, le «Nœud A» sera bientôt livré
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Le viaduc El Hachef constitue l’une des pièces maîtresses du tracé de la LGV avec ses 3,5 km de long. Sur cet ouvrage de référence, SGTM offre une garantie constructeur de 100 ans! Il a été paramétré pour supporter un train qui roule à 320 km. A lui seul, le pont a absorbé 50.000 m3 de béton, 52.000 tonnes de ciment, 20.000 tonnes d'acier pour béton armé... (Ph. L’Economiste)

Trois viaducs de la LGV, port Nador West Med, gares TGV, stade de Marrakech… Ce ne sont là que quelques-uns des projets les plus emblématiques de la Société Générale des Travaux du Maroc (SGTM). «Les tests du TGV ont été effectués à 355 km/h et nos ouvrages d’art ont tenu le coup», confie Ahmed Kabbaj, le fondateur de l’entreprise, dont le chiffre d’affaires avoisine les 4 milliards de DH.

Outre le viaduc El Hachef (voir aussi photo), les viaducs de Sebou (250 m) et de Mharhar (650 m), toujours dans le sillage de la ligne TGV, ont également été soumis à des tests concluants d’endurance.

Fondé par Ahmed et M’hammed Kabbaj en 1971, le groupe SGTM s’est hissé entre-temps au premier rang des grandes signatures BTP marocaines. Avec un parc d’un millier d’engins mobilisés sur le terrain et quelque 10.000 salariés, SGTM est un mastodonte qui opère aussi bien au Maroc qu’à l’étranger.

Livraison imminente du port de Safi

Parmi ses chantiers en Afrique, figure la construction d’un barrage dont la capacité dépasse le milliard de m3. En effet, l’entreprise marocaine a développé, au fil des ans, un savoir-faire dans la réalisation des barrages (avec à son actif 22 au Maroc et 7 autres en Afrique). Elle opère aussi dans la surélévation de barrages existants afin d’en augmenter la capacité (diminuée par le phénomène de l’envasement).

«La durée de vie d’un barrage est généralement de 50 ans. On peut l’étendre à une centaine d’années grâce à la surélévation», poursuit cet ingénieur Ponts et Chaussées. Un procédé qui reste onéreux (pratiquement le prix de construction d’un barrage neuf).

La construction d’ouvrages portuaires est un autre domaine d’expertise de SGTM. Son plus gros projet n’est autre que celui de «Nador West Med» (phase 1). Cette plateforme portuaire intégrée sur la côte méditerranéenne de l’Oriental est située sur la baie de Betoya (Nador). En effet, c’est le groupement STFA-SGTM-JDN qui a obtenu ce marché estimé à plus de 7,6 milliards de DH (cf. édition du 26 janvier 2016). «Les travaux sont bien avancés sur le site», confirme le patron Kabbaj.

Le port charbonnier de Safi est un autre chantier d’envergure que le groupe mène depuis 2013. Après un arrêt du projet pour plusieurs mois (dû à des problèmes techniques relatifs à la qualité du béton utilisé), les travaux ont repris de plus belle pour une «livraison imminente», affirme le top management du groupe. Plus grand et plus moderne, ce port, dont le coût s’élève à 4 milliards de DH, sera destiné au trafic du charbon et du phosphate et ses dérivés.

Autre projet et non des moindres: le grand théâtre de Rabat. «Bien plus beau que son homologue casablancais», affirme non sans fierté Ahmed Kabbaj. Les deux projets ont pratiquement le même coût: 1,2 milliard de DH. A Casablanca, SGTM compte à son actif plusieurs projets dont  les Twin Center, Morocco mall, la marina, trémie Roudani… Le groupe prend en charge actuellement plusieurs grands chantiers de la mobilité.

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Maquette de ce que sera le grand théâtre de Rabat, qui doit être livré en 2019. Faisant face à la Tour Hassan et au Mausolée Mohammed V, son design et ses courbes futuristes en feront à coup sûr un bâtiment emblématique de la capitale

Il vient d’ailleurs d’ouvrir au public la trémie de Sidi Abderrahmane (cf. édition du 24 mai 2018). Deux autres trémies sont également aménagées sur la route d’El Jadida (lancées en septembre dernier). Mais le Nœud «A», un enchevêtrement d’une dizaine de ponts (en face du siège de l’OCP), est sans conteste l’un des plus gros projets en cours dans la capitale économique.

Situé à l'accès sud-est dans les directions de Rabat, Marrakech et El Jadida, ce projet prévoit le réaménagement complet des voies et une modification des schémas de la circulation le long de 3 km, du noeud routier "A" aux carrefours des préfectures et Azbane (voir aussi maquette du projet).

Une bonne partie de ce chantier est déjà livrée, le reste «le sera bientôt», promet Kabbaj. La gare «Casa-Voyageurs» fait aussi partie des chantiers menés actuellement par le groupe dans la capitale économique. Sa livraison est attendue en septembre prochain.

Dix ponts en un

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Une dizaine de ponts, deux trémies, deux giratoires… le gigantesque chantier de la route d’El Jadida est stratégique pour la circulation à Casablanca. L’échangeur Nœud «A» (dont le coût s’élève à près de 700 millions de DH) devra assurer la continuité entre les axes Rabat-El Jadida et Casablanca-Aéroport. Il permettra également une accessibilité directe à Casablanca Finance City (CFC) à partir de l’aéroport et facilitera les déplacements vers Lissasfa et la route d’El Jadida.

 

 

 

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