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    Régions

    Oriental: Un consortium de coopératives lancé

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5243 Le 03/04/2018 | Partager
    Un nouveau concept pour partager les retours d’expériences
    Contribuer à l’absorption du chômage qui sévit dans la région

    Transformer les coopératives de la région en moteurs de croissance est la nouvelle approche du Conseil régional de l’Oriental (CRO) pour atténuer les effets du chômage et relancer l’économie solidaire. Pour atteindre cet objectif, il s’est associé à plusieurs organismes internationaux comme l’Institut méditerranéen en recherche et en travail social, l’Institut de coopération sociale internationale, la Coopérative des entrepreneurs solidaires, l’Association pour la promotion de l’éducation et de la formation à l’étranger et Min Ajliki.

    Il a également mobilisé le plus grand nombre de coopératives de la région en organisant, les 26 et 27 mars, un séminaire sous le thème: «Entreprendre autrement et partager pour réussir». Intervenant lors de la séance plénière, Abdenbi Bioui, Président du CRO, a détaillé les avantages de l’entrepreneuriat collectif dans la résolution des problèmes que rencontrent les porteurs de projets.

    Pour lui, ce sont ces coopératives qui créent le plus grand nombre d’emplois. Toutefois elles sont confrontées à des problèmes de commercialisation et de développement des produits et sont obligées à mutualiser leurs moyens et compétences.

    «Cela les oblige à sortir du cercle réduit de la «coopérative du Douar» à la coopérative nationale et internationale» ajoute Bioui. Dans le sillage, le CRO projette la réalisation d’une plateforme pour l’économie sociale et solidaire, à la Technopole d’Oujda pour 200 millions de DH.

    Entreprendre autrement pour réussir est un consortium qui regroupe des partenaires français, algériens, tunisiens et marocains. Un groupement pour répondre concrètement aux enjeux des territoires en manque d’emploi et s’inspirer de l’expérience française en matière d’économie solidaire pour structurer, professionnaliser et renforcer les capacités productives.

    Le travail au sein de ce groupement s’articule autour de trois axes: la formation et la sensibilisation à la culture coopérative et à l’entrepreneuriat collectif; l’accompagnement des expériences concrètes sur le terrain, l’acquisition du changement au niveau du cadre juridique des systèmes de financement et structures de l’économie sociale et solidaire. Entreprendre autrement est également une nouvelle démarche pour fructifier les programmes d’activités à long terme.

    De leurs côtés, Said Ramli président de la coopérative d’emplois et d’activités (CES) Maroc et Elisabeth Bost, secrétaire générale de la CES ont expliqué que l’entrepreneuriat collectif est une alternative à l’entrepreneuriat classique du moment qu’il n’est pas géré pas des actionnaires mais par les membres des coopératives. Ils ont par ailleurs rappelé que la création des CES a débuté en France en 1995 alors que ce pays était confronté à une grave crise d’emploi (Situation identique à celle que connaît le Maroc actuellement).

    L’idée consiste à encourager les gens à créer leurs propres entreprises de manière simple sans passer par la procédure classique de création d’entreprise. Au lieu que chaque porteur de projet crée sa propre entreprise, il est encouragé à adhérer à une CAE (Coopérative d’activités et d’emploi) qui regroupe plusieurs personnes.

    Solution qui lui permet d’être en même temps entrepreneur et salarié. En fait, le bénéficiaire est un salarié avec un contrat de travail à temps plein ou à temps partiel. Il a aussi une grande autonomie professionnelle (possède sa propre marque, ses modèles, son logo, ses outils de communication et ses fichiers clients), et est également rémunéré avec le chiffre d’affaire réalisé par sa société via une comptabilité étanche.

    Comment opère une CAE?

    Les CAE (Coopératives d’activités et d’emploi) sont constituées sous forme de sociétés coopératives de production, d’intérêt collectif. Leur fonctionnement est assuré par un gérant et des chargés de mission. Chaque mois, il est demandé aux salariés entrepreneurs d’assister à une réunion sur la gestion de la CAE. La mission principale étant de pérenniser les projets tout en sécurisant l’acte d’entreprendre via le regroupement des porteurs de projets. Une procédure qui leur permet de tirer plus de bénéfices de leurs efforts et renforcer leurs liens avec les réseaux de partenaires institutionnels, économiques et sociaux. Le porteur de projet qui rejoint une CAE bénéficie d’un cadre juridique existant, d’un statut d’entrepreneur salarié en contrat à durée indéterminée et d’une protection sociale. Toute la gestion administrative, fiscale et comptable est mutualisée. Ce cadre lui permet ainsi de se concentrer sur son activité, avec une sécurité accrue. La CAE permet aux entrepreneurs regroupés au sein d’une même structure de fertiliser leurs expertises et partager leurs retours d’expériences. Cette solidarité est ainsi génératrice d’opportunités de développement (innovation, apport d’affaires...).

    De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

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