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    International

    GSK cible la santé grand public

    Par Omar KETTANI | Edition N°:5240 Le 29/03/2018 | Partager
    Le groupe britannique rachète 36,5% des parts de Novartis
    Un investissement de 13 milliards de dollars
    Il reprend la totalité du contrôle de la coentreprise

    Mission accomplie pour le géant britannique Glaxo Smithkline. Le laboratoire GSK  vient d’annoncer la finalisation du rachat des parts du groupe suisse, Novartis, dans leur coentreprise de santé grand public. L’opération qui a nécessité un budget de 13 milliards de dollars sera conclue durant le 2e trimestre 2018.

    GSK compte acquérir la gestion totale de l’entreprise de médicaments sans ordonnance en reprenant 36,5% des parts du capital que détenait Novartis. Cette coentreprise, fondée dans le cadre d’un accord de partenariat en trois parties par GSK et Novartis en 2015, a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 11 milliards de dollars. Elle a également réalisé une amélioration globale de ses marges d’exploitation de 4% en 3 ans, passant de 11,3% en 2015 à 17,7% en 2017.

    «Le moment est bien choisi pour céder un actif non stratégique à un prix attractif», précise Vas Narasimhan, directeur général de Novartis. En réalisant cette opération, la firme suisse se focalisera sur les domaines ayant fait sa notoriété. Elle envisage d’investir les fonds récoltés dans des secteurs «prometteurs».

    En 2015, l’entreprise pharmaceutique suisse a consolidé son activité dans la médecine oncologique et ophtalmologique. Elle a, d’ailleurs, acquis à cette date les actifs de son partenaire GSK. Pour les experts Stefan Schneider et Bruno Bulic, analystes chez Vontobel et Baader Helvea, cette cession est très positive pour Novartis car elle lui permettra d’étendre son activité à d’autres domaines.

    Pour sa part, Emma Walmsley, qui est à la tête de Glaxo Smithkline, semble confiante quant à cette transaction. «Le rachat des parts de Novartis est un moyen pour nous de détenir la pleine valeur d’une des plus grandes entreprises de médicaments sans ordonnance», affirme-t-elle. «Nous pourrons utiliser ce capital pour la recherche et développement pharmaceutique», indique-t-elle.

    Le volet financier de cette acquisition s’articulera, pour l’anglais GSK, autour d’une éventuelle vente de ses produits nutritionnels qui sont conçus en Inde. Ce secteur, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 630 millions d’euros en 2017, verra son sort fixé vers la fin de l’année en cours. Un passage en revue stratégique a d’ailleurs été lancé par le groupe britannique.

    Après l’annonce de la transaction, l’action Novartis s’est accrue de 2,23%, atteignant une valeur de 76,06 francs suisses. Pour son confrère anglais, l’action a également évolué sous de bons auspices. Elle a progressé de 5,64%.

    La coentreprise en chiffres

    novartis_040.jpg

    (Ph. AFP)

    • Création de la coentreprise de médicaments sans ordonnance par GSK et Novartis en 2015
    • Chiffre d’affaires de 11 milliards de dollars en 2017
    • Marges d’exploitation de 17,7% en 2017.

     

     

     

     

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