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    International

    Economie mondiale: Les raisons de l’embellie

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5229 Le 14/03/2018 | Partager
    Redressement du commerce mondial et de l’investissement privé
    Le niveau élevé de la croissance des entreprises et des ménages
    Attention aux vulnérabilités financières
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    Alvaro Pereira, chef économiste de l’OCDE par intérim: «La croissance est stable ou s’améliore dans la plupart des pays du G20 et l’expansion se poursuit» (Ph. OCDE)

    - L’Economiste: Quelle est la recette de la croissance mondiale?
    - Alvaro Pereira:
    L’expansion économique mondiale se poursuit. Nous prévoyons que la croissance mondiale approche 4% en 2018 et 2019, en hausse par rapport à 3,7% l’année dernière. Le redressement du commerce mondial et de l’investissement privé, ainsi que le niveau élevé de la croissance des entreprises et des ménages, sont autant de signes encourageants. De plus, les nouvelles mesures de relance budgétaire aux Etats-Unis et en Allemagne devraient davantage stimuler la croissance à court terme. Néanmoins, il existe des vulnérabilités financières liées en particulier au niveau élevé de la dette privée et publique dans certains pays. Et les perspectives d’une croissance soutenue à moyen terme reposent sur la poursuite de réformes structurelles, notamment en ce qui concerne l’éducation et les compétences.

    - De quelle manière les décisions «protectionnistes» du président américain Donald Trump peuvent-elles influencer l’économie mondiale? Faut-il redouter une guerre commerciale?
    - Le risque de protectionnisme pourrait peser sur la confiance et l’investissement. Une escalade des tensions commerciales serait dommageable pour la croissance et l’emploi. Les gouvernements des pays concernés devraient s’appuyer sur des solutions collectives, comme le Forum mondial sur les surcapacités sidérurgiques, pour résoudre ces questions. Il est indispensable de préserver le système commercial international fondé sur les règles, afin d’éviter les conséquences négatives qu’aurait un recul de l’ouverture commerciale sur les perspectives de croissance pour les prochaines années.

    - Se montrant optimiste sur la conjoncture, la Banque centrale européenne (la BCE) a prudemment amorcé le retrait de son vaste soutien à l’économie, quelle lecture faites-vous de sa décision?
     - Une «normalisation» des politiques monétaires est appropriée, mais à des rythmes différents entre les principales économies au vu de l’affermissement de la croissance et du degré auquel l’inflation commence à repartir à la hausse. Dans la zone euro, une remontée progressive de l’inflation devrait permettre à la BCE de réduire graduellement ses achats d’actifs avant de commencer à revenir sur la politique de taux d’intérêts négatifs. Il faudra également être attentifs aux effets de la divergence probable des politiques monétaires entre Etats-Unis et zone euro, qui pourrait avoir des effets sur la volatilité des taux de change et des flux de capitaux, y compris vers les marchés émergents.

    Propos recueillis par Fatim-Zahra TOHRY

     

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