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    Elections législatives: Les Italiens aux urnes le 4 mars

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5221 Le 02/03/2018 | Partager
    Tant d’enjeux notamment pour la diaspora marocaine
    Le pays rattrapé par sa dette publique
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    La dette publique italienne inquiète. En 2017, elle culmine à 132,1% du PIB et devrait baisser légèrement à 130,8% en 2018, selon les pronostics de Coface. C’est le niveau le plus élevé en Europe derrière la Grèce

    Les Italiens sont appelés aux urnes le dimanche 4 mars. Ils devront élire leurs députés et sénateurs avec un paysage politique morcelé et un système électoral complexe qui laissent envisager plusieurs scénarios possibles.

    Que ce soit sur l'euro, le projet européen, la fiscalité ou encore la réforme des retraites, les candidats ont présenté un programme aux contours très vagues. Ils sont favorables, entre autres, à l'institution d'un impôt sur le revenu uniforme (flat tax), au blocage des arrivées de migrants et au rapatriement de centaines de milliers de clandestins ou encore à la réforme du régime des retraites.

    «La croissance devrait ralentir légèrement en 2018, mais l’économie continuerait à se montrer dynamique», indique Coface dans son appréciation du risque. Elle devrait passer de 1,5% en 2017 à 1,3% en 2018. D’après les projections du FMI, il faudrait s’attendre à une croissance de 1,4% en 2018, puis à un ralentissement l’année prochaine (1,1%).

    Pour autant, ce PIB reste encore inférieur de 5,7% à son niveau de 2008, avant la crise. Pour l'assureur-crédit français,  «les incitations fiscales prévues dans le cadre du budget 2018 soutiendraient l’investissement». De 2012 à 2017, l'Italie est passée du 87e au 46e rang dans le classement du Doing Business établi par la Banque mondiale. Le marché du travail a été rendu plus flexible par le Jobs Act, réforme qui a facilité les licenciements et créé un CDI à protection croissante.

    Le plan Industrie 4.0 lancé en 2016 par le gouvernement, incite aussi les entreprises à investir dans la digitalisation et l'automatisation. Une réforme courageuse dans un pays où le taux de chômage a grimpé à 11,1% en janvier 2018, selon des données provisoires de l'Institut national des statistiques (Istat). Chez les Italiens âgés de 15 à 24 ans, le chômage a reculé de 1,2 point, à 31,5%.

    A titre de comparaison, le taux de chômage s'était établi à 8,7% dans la zone euro en décembre, atteignant 17,9% pour les 15-24 ans. D’autre part, le taux d'impôt sur les bénéfices des entreprises a été abaissé de 27,5% à 24%. S'il est largement inférieur à la France (33,3%), il reste au-dessus du Royaume-Uni (19%) et très loin des 12,5% de l'Irlande ou 9% de la Hongrie.

    L’Italie est l’un des principaux partenaires commerciaux du Maroc. Les Marocains qui y résident forment la communauté d’immigrés hors UE qui crée le plus d’entreprises privées dans ce pays européen, selon un rapport de la Fédération italienne des chambres de commerce. Ils ont ainsi créé près de 68.259 entreprises jusqu’à fin 2017.

     

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