Economie

Réforme de l’Administration: Les chantiers prioritaires

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5220 Le 01/03/2018 | Partager
La Charte de déconcentration «dans la phase finale de concertation», selon El Othmani
Digitalisation des services et renforcement du contrôle et de la reddition des comptes
Démarrer par la refonte du système des hautes fonctions
reforme_administration_020.jpg

Le Souverain, qui a adressé un message aux participants au Forum national de la fonction publique  (voir notre édition du mercredi 28 février) a exigé plus de rythme dans la réforme de l’administration. La Charte du service public, qui figure en tête des recommandations du message royal.

L’idée est de mettre en place un document contraignant, constituant un référentiel en matière de gouvernance et de gestion administrative. Dans cette nouvelle logique, l’efficacité, l’efficience et l’éthique doivent être les maîtres-mots, selon le chef du gouvernement.

Pour lui, cette réforme doit être menée selon une approche globale. Il s’est engagé sur une série de chantiers, qui s’inscrivent dans cette démarche. C’est le cas notamment du lancement d’un portail national des réclamations, la dématérialisation des services ou encore l’élaboration de la charte de déconcentration. Saâdeddine El Othmani a annoncé que ce texte est «dans la phase finale de concertation».

Parallèlement, une charte de déontologie du service public et un code d’éthique des fonctionnaires «seront bientôt adoptés», a-t-il indiqué. Cette dynamique de moralisation de l’administration devra être accompagnée d’un renforcement du contrôle. Sur ce point, le chef du gouvernement a insisté sur la nécessaire réforme du dispositif d’inspection générale.

reforme_administration_2_020.jpg

Introduit sous le mandat du gouvernement Benkirane, le nouveau système de nomination dans les hautes fonctions, a été présenté comme un mécanisme consacrant la transparence du processus. Cependant, après quelques années de mise en œuvre, une série de défaillances ont été pointées, notamment  sur son incapacité à attirer les profils pointus

Le plan de réforme élaboré par le département de la Fonction publique est articulé autour de trois axes: amélioration de la qualité des services, renforcement des compétences des ressources humaines et promotion de l’intérêt général.. Si pour l’instant, la refonte du Statut général de la fonction publique risque de buter sur  les résistances des fonctionnaires et des syndicats, le ministre a choisi de commencer par la refonte de la haute fonction publique.

Une manière sans doute d’esquiver les blocages. D’autant que le nouveau système introduit sous le mandat du gouvernement Benkirane, a fait l’objet de beaucoup de critiques (cf.www.leconomiste.com).  Une déclaration dont il faut suivre les effets de près.

Celle de Mohamed Hajoui, Secrétaire général du gouvernement. Pour lui, «la haute fonction publique doit s’ouvrir sur les compétences et expertises externes. Surtout dans les domaines qui nécessitent des connaissances et techniques complexes».

Hauts fonctionnaires: Moins de recrutements politiques?

Mohamed Hajoui, SGG, a appelé au «renouvellement de la vision de la haute fonction». Cela concerne particulièrement le mode de recrutement. Plusieurs reproches ont été adressés au gouvernement concernant les critères du choix des profils dans les hautes fonctions, parfois «taillés sur mesure» (voir notre édition du 18 janvier dernier). La nouvelle vision promet «la contribution au processus décisionnel relatif aux questions soulevées au sein de l’organe administratif». C’est ce qui devra déterminer «la classification des postes dans les hautes fonctions», selon Hajoui.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc